‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 4)Chapitre 590 sur 616 · Parmi le peuple · texte numérisé non relu

Parmi le peuple

8. Du peuple. (i662-i838.) — 9. Dans les suites du temps, [Ibidem.) 10. Pour avoir. [Ibidem.) — il. Étoit uni. (1688-1754.)

12, Lequel étoit retiré. (i662-i838.) — i3. D'armes. [Ibidem.)

troupes et d'argent, pour faire son traité pins avantageux par l'entremise de Monsieur le Prince. Pour le prince de Conti, comme il n'étoit inspiré d'autres mouvements' que de ceux de sa sœur *, qui étoit cruellement outragée par des propos injurieux que Monsieur le Prince tenoit de sa conduite, il falloit que le temps adoucît ses aigreurs, et que la nécessité des affaires conviât cette maison à se réconcilier, comme il arriva bientôt. Il n'y avoit que le Coadjuteur, qui avoit été le principal mobile de cette guerre, dans laquelle il n'avoit que trop profané son caractère parmi la sédition et les armes, qui bannissoit de son esprit toutes les pensées' de paix, et en traversoit les pourparlers*, parce qu'il n'y trouvoit point ^ lieu de satisfaire à son ambition. D'autre part, la cour, enflée de ses bons succès, et, par les belles actions militaires de Monsieur le Prince, en présumant encore de plus grands, vouloit imposer des conditions trop rigoureuses au parti contraire, si bien qu'il falloit que la nécessité apparente fût une loi souveraine qui déterminât® les deux partis à im traité de paix, outre que la guerre civile étant funeste' à tout le monde, cbacuu revcnoit* de ses erreurs et animosités, et aussi que c'est l'air de notre nation de rentrer dans son devoir avec la même légèreté qu'elle en sort, et de passer en un moment de la rébellion à l'obéissance. Voici donc le sujet pressant® qui parut.

Le Roi envoya, le la'^ fé^Tier, un béraut vêtu de sa cotte d'armes, et avec son bâton semé de fleurs de lis , accompagné de deux trompettes. Il arriva à la porte de Saint-Honoré, et dit qu'il avoit trois paquets de lettres à rendre au prince de Conti, au Parlement et à la Ville. Le Parlement, en étant averti, délibéra de ne le point recevoir ni entendre, mais d'envoyer'"' les gens du Roi" vers la Reine, pour lui dire que ce refus étoit purement une marque d'obéissance et de respect, puisque les liérauts ne sont envoyés qu'à des princes souverains ou à des ennemis ; le prince de Conti,

Page 1