‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 4)Chapitre 62 sur 616 · Voyez ci-dessus, p. g, note r · texte numérisé non relu

Voyez ci-dessus, p. g, note r

4. Il présida à Toulouse la commission qui jugea ^Montmorency. L'année suivante, il fut destitué et arrêté. Il mourut en i653. — Ce passage est ainsi construit dans les éditions antérieures : « On ôta les sceaux à son frère, pour les donner à M. de Chàteauneuf, qui avoit été nourri page du connétable de Montmorency. La révolte de Monsieur fit périr le duc de ^Montmorency sur un échafaud, et Châteauneuf fut contraint d'être son juge. »

5. Il demeura enfermé durant dix années dans le château d'Angoulême.

6. Assurément c'était là aux yeux du Cardinal un très-grand crime de l'un et de l'autre; mais on s'explique diCGcilement que la Rochefoucauld ait pu dire que ce fût le seul. Il est certain que Chàteauneuf fut entraîné dans la révolte de Monsieur par la passion de vieillard qu'il ressentait pour la duchesse de Chevreuse. Voyez le chapitre m de Macramé de Chevreuse, p. 98 et suivantes. V. Cousin a traduit dans ce chapitre des lettres en chiffre trouvées alors dans les papiers de Chàteauneuf. Mme de Chevreuse resta en Touraine près de quaUe années, de la fin de i633 jusqu'au milieu de 1637.

ao MÉMOIRES. [i6i3-i635]

la plus grande partie de la cour, à la persécution* du Cardinal; il fut soupçonné d'être dans les intérêts de Monsieur, et il eut ordre d'aller dans une maison qu'il avoit auprès de Blois.

Tant de sang répandu et tant de fortunes renversées* avoient rendu odieux le ministère du cardinal de Richelieu ; la douceur de la régence de Marie de Médicis étoit encore présente, et tous les grands du Royaume, qui se voyoient abattus, croyoient avoir passé de la liberté à la servitude. J'avois été nourri dans ces sentiments, et je m'y confirmai encore par ce que je viens de dire : la domination du cardinal de Richelieu me parut injuste, et je crus que le parti de la Relue étoit le seul qu'il ^ fût honnête de suivre. Elle étoit malheureuse et persécutée, et le Cardinal étoit plutôt son tyran que son amant ; elle me traitoit avec beaucoup de bonté et de marques d'estime* et de confiance. J'étois dans une grande liaison d'amitié avec Mlle de Hautefort®, qui étoit fort

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