Maxime 209 (tome L p. ii3 et note
Lettre 66. — Portefeuilles de Vallant, tome II, fol. ia4 et i25, autographe; au dos, la mention : « M. de la Rochefoucault ; » cachets conservés. Publiée dans les éditions de 1818, p. 220, de 1826, p. ^A8, de 1869, p. 3o5, et dans Madame de Sablé, p. 5o4.
1. Dans l'édition de i86g, je manquerais ; et, cinq lignes plus bas, vous fussiez en paix.
2. Esprit était peut-être occupé à traduire quelque ouvrage du philosophe grec.
3. Cette fin de phrase semble bien justifier l'appréciation suivante de V. Cousin (^Madame de Sablé, p. 119) : « On a dit et on répète sans cesse que le livre d'Esprit (/a Fausseté des vertus humaines : voyez ci-dessus, p. laS, note 2) est une paraphrase de celui de la Rochefoucauld. Il y a là du vrai et du faux. Oui, l'académicien semble souvent reproduire et commenter le grand
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(jg3 tons de faire tout ce que nous faisons de bien, n'auroit pas toujours la force de nous retenir dans les règles de notre devoir, si la paresse, la timidité ou la honte ne nous faisoient voir les inconvénients qu'il y a d'en sortir*.
« L'amour de la justice n'est que la crainte de souffrir l'injustice^.
« Il n'y a pas moins d'éloquence dans le ton de la voix que dans le choix des paroles ^
« On ne donne des louanges que pour en profiter''.
« La souveraine habileté consiste à bien connoître le prix de chaque chose**.
« Si on étoit assez habile, on ne feroit jamais de finesses ni de trahisons ^
« Il n'y a que Dieu qui sache si un procédé net, sin-
seigneur; mais il ne l'imite pas : ils tirent leur frappante ressemblance du fonds commun sur lequel ils travaillent tous les deux. Si même entre eux il y a un disciple et un maître, le disciple serait la Rochefoucauld. Celui-ci ne parle jamais d'Esprit dans ses lettres qu'avec une déférence marquée ; il loue ses maximes, qai déjà circulaient ; il le consulte sur les siennes, il lui adresse des sujets et des ébauches de maximes pour qu'il y mette la dernière main. Esprit le lui rendait bien, il prenait parti pour lui chez Mme de Sablé et ailleurs, et son ouvrage est un développement de leurs communs principes, encore exagérés par le jansénisme. » — « Le livre d'Esprit, dit Sainte-Beuve (Porl-Rojal, tome V, p. 69, note 3), était prêt pour l'impression dès 1678; il y eut des retards. » Il ne parut, nous l'avons dit, qu'en 1677 ^^ 1678.