Allusion à quelques intrigues de galanterie et de cour
7. Une note ajoutée à l'autographe dit que Buffara était intendant des biens de la comtesse de Glermont. — Le mot aunéissant veut-il dire : « parlant comme un habitant de l'Aunis » ? ou bien la Rochefoucauld se moque-t-il de Buffara, parlant du nez peutêtre, et altérant ainsi le mot obéissant ?
Lettre g6. — Publiée pour la première fois dans le recueil de Lettres inédites de Mme de Séuigné (Klostermann, p. 286 ; Bossange, p. 3oo). On peut conjecturer, d'après le contenu, que cette lettre est de la fin de 1669 : voyez les notes qui suivent.
me fîtes hier. Vous saviez bien l'envie que j'avois de voir "TëëtT Mme de Guise^, et vous n'eûtes pas la charité de m'avertir que j'étois devant elle. C'est à vous à lui demander pardon pour moi d'avoir manqué en tant de manières au respect qu'on lui doit. Réparez cela le mieux que vous pourrez. Je vous disois bien que je n'aurois pas le courage aujourd'hui d'aller à la fête ; mais si vous voulez me mander à quelle heure Monsieur le Ducsera habillé, je m'y trouverai, et de là j'irai au Palais- Royal pour voir le reste^. Je suis le plus aise du monde d'avoir trouvé Madame votre femme en bien meilleur état que je ne pensois. Faites-lui bien des compliments pour moi, et assurez-la que je l'aimerai bientôt autant que vous^
1. Elisabeth d'Orléans, fille puînée de Gaston d'Orléans et d'Elisabeth de Lorraine, née le 26 décembre i646 ; elle avait épousé, le i5 mai 1667, Louis-Joseph de Lorraine, sixième duc de Guise, qui était né en i65o, et qui mourut en 167 1. « Comme elle n'étoit pas toujours à la cour, dit sa sœur de père, la grande Mademoiselle (Mémoires, tome IV, p. 7^ et 75), on ne la voyoit guère et on ne parloit guère d'elle. Aussi elle avoit demeuré à Luxembourg quelque temps après son mariage, et M. de Guise à l'hôtel de Guise ; puis elle étoit allée aux Tuileries, où Mlle de Guise logeoit à la Volière ; mais le Roi reprit cette maison. Elle alla à l'hôtel de Guise, oià on avoit fait raccommoder les appartements. »
2. Leduc d'Enghien : voyez ci-dessus, p. igô, lettre 94, note 2.
3. La Rochefoucauld fait peut-être allusion aux fêtes que l'on donna au prince de Toscane, Cosme III (le beau-frère de Mademoiselle), quand il vint à Paris à la fin de 1669. « Je ne fus point à Forges à cause de lui, dit Mademoiselle (tome IV, p. 78 et 74). On le régcJa fort; on lui donna des comédies... ; à \ ersailles, on fit
une grande fête » Elle ajoute qu'elle-même lui en donna une oii
l'on joua « Tartuffe, qui étoit la pièce à la mode. »
4. n s'agit ici, non plus de la première femme de Guitaut, Madeleine de la Grange, qui était morte en 1667 (voyez ci-dessus, p. 191-193, les lettres 92 et gS), mais de la seconde, Elisabeth-Antoinette de Verthamon, qu'il venait d'épouser en cette même