Maxime 445 (ibidem, p. 196 et note
ao. Variante à la maxime 446 (ibidem et note 5).
LETTRES. 2i3
C'est votre complaisance plutôt que la mienne qui vous oblige à me faire part de vos maximes, parce que je n'en suis pas digne. Je vous dirai pourtant, Monsieur, comme si je ne vous disois rien, qu'il me semble que :
Dans la première maxime, il faudroit expliquer quelle sorte de confiance, parce que celle qui n'est fondée que sur la bonne opinion que l'on a * de soi-même est différente de la sûreté que l'on prend avec les personnes à qui l'on parle.
La quatrième est merveilleuse, il"^ n'y a rien de mieux pénétré.
Sur la huitième, il n'y a point de vraies grandes qualités, si on ne les met en usage.
Sur la dixième, il n'y a rien de mieux trouvé.
La onzième est bien vraie, car le naturel ne se trouve point où il y a de l'affectation.
La douzième : il n'y a rien de si beau ni de si vrai.
La treizième est très-belle.
La quatorzième est bien vraie ^, car le vice se peut corriger par l'étude de la vertu, et la foiblesse est du tempérament, qui ne se peut quasi jamais changer.
Sur ^ la cinquième : quand les amitiés ne sont point fondées
Lettre io5. — Portefeuilles de Vallant. tome II, foL i54 et i55, de la main de \ allant ; au dos, cette mention, de la même main : «Maximes de M. de la Rochcfoucault, en juillet ° lôyS, avec les réflexions de Madame. Ceci est copie (sic). » Cette réponse de Mme de Sablé à la précédente lettre de la Rochefoucauld a été publiée en note dans l'édition de 1818, p. 228, et reproduite dans celles de 1825, p. 46A, de 1869, p. 33i, et dans Madame de Sablé, p. 5i2.