A MADEMOISELLE DE SCUDERY
Je vous suis sensiblement obligé. Mademoiselle, de votre souvenir et du présent que vous me faites; rien n'est plus beau que ce que vous m'avez envoyé, et rien au monde ne me peut toucher davantage que la continuation de vos bontés. J'en recevrai une marque qui me sera très-considérable, si vous me faites obtenir quelque part dans l'amitié de M. Renier' : personne
. 5. Le est en interligne.
Letire 109. — Vue sur un autographe de la collection de M. Ghambry. Elle a été publiée par MM. Rathery et Boutron, p. /igg de leur recueil. Nous ne saurions déterminer exactement la date. Le « présent » dont il est parlé est sans doute quelque ouvrage de Mlle de Scudéry (autre que ses grands romans cVIbrahim, du Grand Cyrus. de Clélie ou AWlinahide), soit les Femmes illustres qui parurent en i665, soit Malhilde d'Agiiilar, ou Célanire, qui sont l'un et l'autre de 1669.
I. Peut-être, comme l'a supposé M. Rathery, s'agit-il ici de Regnier-Desmarais, littérateur et grammairien, né en i63a, reçu, en iti'jo, à l'Académie française, dont il fut élu, en i684, secrétaire perpétuel, mort en 1713. Il était un des correspondants de Mlle de Scudéry. Voyez dans le recueil de MM. Rathery et Boutron (p. ^97 et ^98) une lettre de lui à elle, où il se montre grand admirateur de son talent.
assurément ne l'estime plus que moi. Je vous dois déjà tant de choses, que j'espère que vous voudrez bien que je vous doive encore celle-ci. Je vous demande encore d'être persuadée de mon respect et de ma reconnoissance, et que je suis plus qu'homme du monde- votre très-humble et très-obéissant serviteur.
La Rochefoucauld.
Ce 7 de décembre.
Suscription : Pour Mademoiselle de Scudéry.