‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 5)Chapitre 17 sur 237 · Le mot toujours est en interligne, dans le manuscrit · texte numérisé non relu

Le mot toujours est en interligne, dans le manuscrit

12. Fontenay-le-Gomte, chef-lieu du bas Poitou, faisait partie de la généralité de Poitiers, laquelle comprenait du reste toute la province de Poitou, sauf quelques lambeaux annexés à l'élection du Blanc (généralité de Bourges).

i3. Dans l'original, i^"" septembre est précédé du cliifTre 3i, biffé ; les cinq mots de la date se trouvent placés transversalement à la marge de gauche.

i/i- Ce dernier alinéa forme, dans l'autographe, un post-scriptum. écrit à rebours, en haut de la dernière page.

,6^8 service à Paris qu'ici, et je ne crois pas lui devoir donner de nouvelles assurances de la passion que j'ai pour tout ce qui vous touche, puisque je me persuade que vous me'" faites l'honneur de n'en douter pas.

Suscription : A Monseigneur Monseigneur le Cardinal.

ô. au cardinal mazarin.

Monseigneur,

Si l'extrordinaire ' passion que j'ai pour les intérêts de Votre Eminence ne me persuadoit que ceux de l'État ne vous empêcheront pas de me faire l'honneur de donner un moment aux miens, je ne serois pas assez indiscret pour vous en parler en une saison oii vos importantes occupations reçoivent tous les jours quelque accroissement". Mais puisqu'il n'y a rien que vos serviteurs ne puissent attendre de votre bonté, je vous dirai,

i5. Ce mot me est lacéré ; le premier jambage d'm est seul visible.

Lettre 8. — Revue sur un autographe qui faisait partie de la collection de M. Feuillet de Conchcs. Voyez les Mémoires, p. 104-107, la lettre de Mazarin mentionnée ci-dessus (p. 28, Un de la note préliminaire de la lettre 7), dans laquelle le Cardinal ne dit mot des promesses qu'il a faites à notre auteur, et les pages ^57-468 de VApologie de M. le prince de Marcillac, écrite dans les premiers mois de lô/ig.

I. Voyez ci-dessus (p. 28), la note 4 de la lettre 3, et la note 3 de la lettre 4.

a. La leltrc était écrite le lendemain de la reprise de la conférence de Saint-Germain, bien propre, en effet, à occuper le Cardinal, quoiqu'il en fût exclu. Voyez les Mémoires de Mme de Molteville. tome II, p. 218.

Monseigneur, que j'ai appris avec une extrême satis- "TôTh^ faction la disposition où est la Reine d'accorder de nouveau quelque tabouret, ne pouvant pas douter, après les assurances dont il plut à Votre Eminence de m'honorer, quand je pris congé d'Elle, que je ne sois le premier à recevoir cette grâce de Sa Majesté^. En effet, Monseigneur, bien que je sois en état de justifier qu'il y a trois cents ans que les Rois n'ont point dédaigné de nous traiter de parents % bien que" les prétendants à qui cet honneur peut être commun avec nous n'aientpas comme nous celui de la duché^ bien que la rencontre de ces deux avantages dans notre maison dût empêcher celles qui ont seulement l'un ou l'autre de tirer à conséquence ce qu'on auroit agréable de faire pour moi, et bien que je croie encore avoir témoigné à la Reine ma fidélité et mon zèle par des preuves aussi longues ou aussi certaines qu'elle en ait pu recevoir de qui que ce soit, et qu'Elle sache bien que je n'y ai pas moins hasardé ma vie que ma liberté®, ce n'est aujourd'hui, Monseigneur, ni à ma condition ni à mes services que je prétends devoir l'accomplissement de la chose du monde qui me touche le plus, et je crains d'autant moins d'en être obligé à votre seule parole que je serai ravi qu'un si grand effet de votre protection serve à publier que je serois un ingrat et un lâche, si je man-

3. Rapprochez d'un passage des Mémoires (p. io5) où la Roôhefoucauld dit que le Cardinal lui promit positivement, lors de son <Iépart de Paris pour aller pacifier les désordres du Poitou, qu'il aurait « les premières lettres de duc qu'on accorderoit, afin que sa femme eût — le tabouret. »

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