‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 5)Chapitre 189 sur 237 · Bagnères-de-Luchon : voyez ci-dessus, p. aS/J, note · texte numérisé non relu

Bagnères-de-Luchon : voyez ci-dessus, p. aS/J, note

24o LETTRES.

g2 que Boispilleavoit ramené la haquenée qu'elle avoit laissée ici '^, dont j'avois parlé à MM. de Chevreuse et de Montbazon**.

Fait à Vcrtœil, le même jour qiie dessus (« et est encore écrit », ajoute le copiste I : « Si ce n'est de petites particularités qui n'étoient pas de conséquence pour faire sur elles des dépêches. »

Signé : La Rochefoucauld.

A M. [de LIANCOURt].

Je n'ai rien à vous mander depuis ce que je vous ai écrit par le dernier courrier \ si ce n'est qu'un jeune homme de bonne lainille, de mes terres, apprenant la peineoù nous étions, m'est venu trouver ce matin et m'a dit qu'étant, le i5^ du moi.'^ passé, à Londres, dans l'hôtellerie, avec quantité de ses camarades (car il est enseigne dans un navire de guerre anglois), il y arriva un genlllliomme anglois de sa connoissance, qui leur dit à tous, qu'étant, un jour ou deux devant, à Plemur^, Mme de Chevreuse y étoit arrivée déguisée, et incontinent s'étoit fait connoître et avoit dépêché vers le roi de la Grande-

i3. Voyez ci-dessus, p. 234.

14. Au mari et au père de Mme de Chevreuse. Lettre 4- — Revue sur une copie conservée aux Archives des affaires étrangères, France, 1687, tome 86, fol. aai et 222. En marge, d'une autre main, se trouve cette note : « Touchant la conduite de M. de Marcillac, son fils, au passage de Mme de Chevreuse. » Cette lettre du père de notre auteur, qui paraît être adressée à M. de Liancourt son beau-frère (voyez la note i de la lettre a, p. 16), a été publiée par V. Cousin dans Madame de Chevreuse, 2^" édition, 1862, Appendice, p. ASa et 433.

I. Le duc François V, comme il nous l'apprend à la fin de sa Relation (p. 289), était rentré de Paris à Verteuil le 19 octobre.

a. 11 y a bien, dans l'original, « le i5 », et plus bas, à la date de la lettre, « ce 12 ».

3. Plvmouth. — Sur l'arrivée et le séjour de Mme de Chevreuse en Angleterre, voyez V. Cousin, dans l'ouvrage cité, p. i44 et suivantes. Il y faut seulement, pour la date de l'arrivée, substituer « octobre 1637 » à « commencement de l'année i638 ».

APPENDICE I. 24l

Bretagne '' pour recevoir ses ordres. Je vous envoie le nom de i gSt ce jeune homme en anglois et en François^, comme il me l'a laissé ; car il part demain pour s'en retourner en Angleterre par la Rochelle, où est le vaisseau qui l'a amené.

Je lui ai donné charge de se montrer chez Monsieur l'Ambassadeur ^, afin qu'il puisse savoir de lui ^ comme il s'en retourne en ce pays-là pour ses affaires particulières, selon son dessein, et qu'il n'a autre ordre de nous que de le saluer, parce que peut-être serions-nous si malheureux qu'on soupçonneroit que cet homme, m'ayant vu et s'en retournant si promptement, auroit quelque commission, pour la décharge de mon fils*, pour lequel ce sera quelque consolation qu'on sache la pure et naïve' vérité.

Je vous dirai aussi que j'ai vu hésiter M. Vignier sur la facilité et la diligence que trouva cette femme à passer de Bagnières^** en Espagne ; et c'est en quoi seulement j'ai désiré qu'on ne dît pas que c'est un commerce quasi ordinaire, car l'on eût peut-être cru que j'eusse été bien aise de faire insérer cela dans un procès- verbal, pour taxer des personnes qu'on sait qui ne m'aiment pas, et qui me désobligent tous les jours. Mais il est très-certain que d'Espagne il vient des laines [en France, et que de France il va par ce côté ordinairement des

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