‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 5)Chapitre 194 sur 237 · A MONSIEUR · texte numérisé non relu

A MONSIEUR

Monsieur, Étant arrivé depuis deux jours en une maison où il y a un

2. Sur le château de la Rochefoucauld, voyez la Notice biographique, p. VII, note I ; et ci-dessus, p. ii5, lettre 42, note 4-

Lettre 6. — D'après l'autographe consené aux. Archives des affaires étrangères, volume intitulé : Poitou, i6o5-i65o (non paginé), tl n'y a pas de suscription indiquant le destinataire. On a vu dans la lettre 2 de cet appendice (note 2, p. 229) que le père de notre auteur, tombé en disgrâce en 1682, avait recouvré une demi-faveur cinq ans après (1687). A l'époque où cette lettre-ci nous place, François VI de la Rochefoucauld, alors suspect à Mazarin, écrit dans ses Mémoires (p. 92) : « Je passai beaucoup de temps à la cour dans un état ennuyeux ; mon père y avoit des prétentions par lui-même ; on

fort grand parc bien formé * , au Heu de me délasser d'un in- ~j~6ÏT commode voyage, je fus hier au rendez-vous que M. d'Argenson - et moi nous étions donné ^, où j'appris que l'intention de M. de Parabère étoit véritablement de se défaire de son gouvernement de Poitou, mais qu il en vouloit cent douze mille écus, alléguant pour cela plusieurs raisons, que M. d'Argenson s'est chargé de mander à M. le Tellier*, ce qu'il fera par le premier ordinaire. Je crois que ses services et les miens sont très-médiocres, qu'ils lui ont coûté du sang et de l'argent comme à moi, qu'il a onze enfants et beaucoup de dettes aussi bien que moi, et qu'à son opinion, toutes les choses étant égales entre nous, comme il dit, et ajoute, par dessus moi, la conduite de l'arrière-ban, il ne peut s'imaginer qu'on prétende lui offrir moins que ce dont il est convenu avec un autre. Pour moi, qui demeure d'accord de la force de ce raisonnement, je n'y puis opposer que mon humilité et dire tout simplement que, lorsque je lui ai donné ma démission, j'avois

lui faisoit quelquefois de petites grâces, en lui disant qu'elles lui étoient faites uniquement à sa considération, et que je n'y avois aucune part. » Sur le comte de Parabère et sur les négociations relatives au rachat du gouvernement de Poitou, dont il est parlé <lans cette lettre-ci, vovez, au tome II (p. /15o-^53), un passage de V Apologie; et la lettre qui suit. Le prince de Marcillac n'obtint la permission d'acheter le gouvernement de Poitou qu'en i646, au prix de trois cent mille livres : vovez les Mémoires, p. 96 et note 7 ; et VHistoire du Poitou à laquelle nous renvoyons ci-après, dans la note 5.

1. Il s'agit ici du parc de Vauguay, attenant au château de Vertcuil : voyez la Notice biographique, p. vu, note i.

2. Le comte René de Voyer de Paulmv d'Argenson, né en 1696, conseiller au Parlement en 1630, conseiller d'Etat en i625, maître (les rerpiêtes en 1628, plus tard intendant des provinces réunies de Touraine, Berry, Angoumois, Limousin, Marche et Auvergne. En i65o, il fut nommé ambassadeur à Venise, où il mourut au mois de juillet de l'année suivante.

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