‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 5)Chapitre 208 sur 237 · PERMETTRE DE REVENIR EN COUR PRES DE LEURS MAJESTÉS · texte numérisé non relu

PERMETTRE DE REVENIR EN COUR PRES DE LEURS MAJESTÉS

Mon cousin, ayant trouvé bon, par l'avis de la Reine régente Madame ma mère, que vous veniez en cette ville et près de moi, j'ai bien voulu vous en donner la permission par cette lettre, et vous dire que vous parliez, pour cet elTet, lorsque vous le désirerez, du lieu où elle vous sera rendue, et vous rendiez à ma cour, où vous demeurerez jusques à nouvel avis ; et la présente n'étant pour autre fin, je prie Dieu qu'il vous ait, mon cousin, en sa sainte et digne garde.

Écrit à Paris, le 27» janvier i65i.

Lettre i^. — Ce billet, écrit par Condé à la fin de i65o, de sa prison du Havre, où il avait été transféré le 26 novembre de cette année, est extrait des Mémoires de Lenet (p. /igi et /iga) ; nous n'en avons pas retrouvé l'original dans ses Manuscrits. Voyez cidessus, p. 43, note /(, et p. lilt, note 9.

Lettre i5. — D'après deux copies, dont l'une est au Dépôt do la Guerre, volume 126, fol. /I2, l'autre à la Bibliothèque nationale, Fr. 4182, fol. 87 v". — La Rochefoucauld était arrivé à Paris au commencement de janvier. « Il y demeura, dit-il, toujours caché chez la princesse Palatine » (voyez notre tome II, p. 220 et note i), et vit plusieurs fois le cardinal Mazarin, la nuit et en secret (^ibidem.

l6. LA DUCHESSE DE LA KOCHEFOUCAULD ' A LENET. i65 2

Ce ...."« juillet 2 [i65a].

Monsieur,

J'ai ordre de M. de la Rochefoucauld de vous mander de ses nouvelles, et de vous assurer qu'il se porte un peu mieux. Vous devez en quelque façon vous en réjouir, car vous n'avt^z point de serviteur plus afl'ectionné. Je ne vous mande point de nouvelles ; car je ne sais chose du monde, si ce n'est que personne ne croit plus la paix'. C'est une chose qui m'afflige tellement, que je ne trouve de consolation qu'en l'honneur que je reçois de ceux qui prennent part en tous mes maux ; vous croyez bien, Monsieur, que vous êtes des plus considérables, et que je serai toute ma vie, comme je dois. Monsieur,

Votre très-humble et très-affectionnée servante,^

A. DE ViVONNE.

Suscription : A Monsieur Monsieur Laine.

p. 222). Il ne parle pas dans ses Mémoires do cette lettre royale du 27 janvier; toutefois nous le voyons renlré officiellement en relations avec la cour au commencement de février, et, le 11, il part de Paris, avec le secrétaire d'Etat la Vrillière, pour aller au Havre faire sortir les Princes de prison (ibidem, p. 233). Mais Mazarin y arriva (le i3), avant cette ambassade, qui rencontra les prisonniers délivrés et leur libérateur sur la route de Rouen. Pour ces dates, voyez les Mémoires de Retz, tome III, p. 267 et note If.

Lettke 16. — Manuscrits de Lenet, tome XXV, fol. 267 el 268, autographe ; cachets conservés ; au dos, la mention : « Mme la duchesse de la Rochefoucault. »

1. Andrée de Vivonne, femme de notre auteur: voyez la Notice biographique, p. xi et xii.

3. Le chiffre de la date de jour est caché par une tache d'encre; on peut conclure de la première phrase que la lettre a été écrite postérieurement au combat du faubourg Saint-Antoine (2 juillet), oià la Rochefoucauld fut blessé grièvement à la figure : voyez les Mémoires, p. /io9 et ^10.

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