Vovez les Mémoires de Mme de Motteville, tome IV, p
■7. Voyez ci-dessus, p. 60, note i5. — La Rochefoucauld est désigné, un peu plus bas et p. 85, par un nom féminin : Diane; et de même (p. 68) Condé, par celui de Didon, et (p. 267) par ceux d^Astropol et de Rosanire : voyez la note 9 de cette dernière page. Ces pseudonymes différents servaient à voiler mieux encore le vrai nom.
Lettke 24. — Manuscrits de Lenet. tome Mil, fol. 22^ et 225. La .seconde moitié de la lettre (voyez la note 19) est de la main de Gourville ; le commencement, d'une main qui nous est inconnue ; au bas de la dernière page : « M. de la Rochefoucault. » Cette lettre paraît avoir été dictée par le duc, au moins pour les passages importants. La clef est toujours, en interligne, de Lenet.
souhaiter*, et même il a sorti aujourd'hui, ce qu'il n'avoit point fait. Pour ce qui est de Mgr de Marcillac, il a été aussi bien traité de sa petite vérole que Ton a pu l'être"; il n'en sera aucunement marqué, et présentement à peine paroît-il s'il l'a eue.
Sur l'avis qu'on avoit eu que M. de Persan^ avoit composé de se rendre dans la fin du mois à moins de secours, Son Altesse a fait partir mille chevaux sous la conduite de M. de Briolle^, qui vont avec toute la diligence possible ; mais le Cardinal en a envoyé davantage à leurs trousses, de sorte qu'on appréhende pour ces Messieurs-là, à moins qu'ils ne se diligentent bien fort.
Enfin le Cardinal est parti lundi matin'' de Pontoise, d'oij il a été à Lagny, et y a séjourné jusques à cejourd'hui qu'il va coucher à la Ferté-sous-Jouarre, et de là on croit qu'il prend sa route pour Bouillon ou Dinant^
1. Nouvelle allusion à la blessure reçue par le duc au combat du faubourg Saint-Antoine.
2. Voyez la lettre 21, p. 55, et la lettre 22, p. 69. — Devant les mots petite vérole, on peut hésiter dans le manuscrit entre sa et la, et de même, quatorze lignes plus bas, devant même, entre le et ce.
3. Vaudeter, marquis de Persan, commandait à Montrond ; il y était alors bloqué par le corps de Palluau. Vovez les Mémoires, p. 422 et 433 ; et ceux de Retz, tome III, p. 28- et note 7.
4. Le comte de Briord, qu'on nommait communément Briolle (Briole, BrioUes), premier écuver du duc d'Enghien fils du grand Condé, puis ambassadeur et conseiller d'État, mort en 1703 : voyez au tome II, vers la fin de la note 3 de la page i85. Mademoiselle (tome I, p. 2o5) l'appelle « un fort honnête homme et qui éloit de mes amis. » « G'étoit, dit Saint-Simon (tome IV, p. 36), un très-homme d'honneur et de valeur, qui avoit du sens, quelque esprit, et beaucoup d'amis. » Vovez aussi au tome III de Mme de Sévigné, p. 207, note i3 ; et au tome II de Retz, p. 217, note 5.