I. Voyez les curieux détails que donne Mademoiselle dans ses
i652 Altesse Royale va demain à l'armée^. Vous voyez bien par tout cela qu'il n'y a pas grande apparence de bataille. Cependant M. de Turenne dit Tort que, si M. de Palluau^ le joint, comme l'on ne l'en sauroit presque empêcher, ni* M. de Montbas^ avec quelque corps de cavalerie, qu'après cela il sortira de ses retranchements^ pour les'' abandonner tout à fait. Si l'on ne traite dans trois jours avec le duc de Lorraine, je crois qu'il s'en ira. Ils prétendent à la cour qu'il ne traitera point de deçà, et que ce sera avec eux; pour moi, je suis assez persuadé que ce sera avec tous les deux^ Je pense que, quand vous m'avez écrit votre dernière lettre, vous étiez fort occupé à faire battre vos monnoies, car jusque-là vous m'aviez toujours parlé de l'arrivée de M. de Guise avec la finance', dont vous vous promet-
Mémoires (tome II, p. i6o-i63), à l'occasion de ce séjour du duc de Lorraine à Paris.
a. Vovez encore les Mémoires de Mademoiselle , tome II, p. i64-
3. Le comte de Palluau (dans le manuscrit, Paluaud) venait de prendre Montrond (Mémoires, p. /^aa et ^aS), et un détachement du corps qu'il commandait était allé rejoindre le gros de l'armée royale : voyez ci-dessus, p. 83, lettre 29 et note 5 ; et M. de Cosnac, tome IV, p. 94.