‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 5)Chapitre 80 sur 237 · Choses est biffé après les · texte numérisé non relu

Choses est biffé après les

i652 semble que tout se prépare à la guerre avec plus d'aigreur qu'on n'en a eu jusques ici. J'ai fait ce que vous m'avez mandé touchant votre secours ; mais on ne veut rien détacher présentement. Je vous recommande*

A LENET

A Paris, le i6* octobre i652.

Je suis tout à fait inquiété de votre mal : voilà trois courriers qui se sont passés sans que j'aie eu de vos lettres. Je vous supplie d'ordonner à quelqu'un de me mander comment vous vous portez. Monseigneur le Prince est encore auprès de Senlis*, et M. de Turenne proche de CreiP, et ayant là le passage de la rivière libre. Tout le monde croit que l'accommodement de Son Altesse Royale est fort avancé, et, sans me vanter, je crois savoir qu'il est fait, encore qu'il eût donné, il y a trois jours, les plus belles paroles du monde à Monseigneur le Prince\ M. de Rohan* est remis dans son gouverne-

[\. Le reste de la lettre manque.

Lettre 87. — Manuscrits de Lenet, tome X, fol. 78 et 7g, de la main de Gour>ille, avec la mention : « M. de là Rochefoucault ; » cachets consenés. Cette lettre a été publiée, sauf quelques passages omis, dans la 3* partie des Mémoires de Lenet, p, 58o.

I. Nous avons vu (^lettre précédente) que Condé avait quitté Paris trois jours auparavant, le i3 octobre.

3. Sur la rive gauche de l'Oise, à onze kilomètres de Sentis.

3. Voyez la lettre précédente, du i3 octobre. On lit dans la Suite du Journal du Parlement (p. 2i3), à cette même date du 16 octobre, que l'opinion de beaucoup de membres était « qtie M. le duc d'Orléans étoit d'accord avec la cour, qu'on lui devoit envoyer des passe-ports, et que ce qui se faisoit n'étoit que pour sauver les apparences à l'égard de Monsieur le Prince. »

l^. Voyez ci-dessus, p. 100, lettre 35 et note 8.

LETTRES. Io3

ment^ ; l'on rend toutes ses places à M. le duc d'Or- "TôiT léans; l'on m'a dit que M. de Beaufort devoit avoir cent mille francs. Les deux parlements se doivent'^ réunir à Saint-Germain, le Roi tenant son lit de justice, et là vérifier l'amnistie ; on la portera à Paris pour être vérifiée, étants tous assemblés. Monsieur d'Orléans s'en doit aller à Blois, mais cela n'est point écrit dans le traité. C'est M. d'Aligre" qui a fait cette afi'aire-là pour la cour avec M. Goulas^ Le premier pourroit bien avoir part à la surintendance, sionl'ôteàM. de la Vieuville*. M. le duc d'Orléans demande par son traité que l'on rende à M. le président de Maisons la capitainerie de Saint-Germain, qu'on lui avoit ôtée'", ces jours passés", pour donner à

5. Son gouvernement d'Anjou. Nous lisons dans les Mémoires (p. 325 el 826) que le duc de Rohan avait fait soulever la ville d'Angers contre la cour, et qu'ensuite, ne pouvant ou ne voulant en pousser la défense, il avait, presque sans coup férir, remis la place entre les mains du Roi, et avait eu « permission de se retirer à Paris auprès de M. le duc d'Orléans. » On peut voir les articles de sa capitulation dans les Mémoires de Lenet, p. 5iJ5 et 5^6; et un bon résumé de ces événements dans l'article Angers du Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire, par M. Célestin Port, tome I, 187/^, p. 4i.

6. Après doivent, il y a tenir à, biffé. A la ligne suivante, la i""^ édition a cette leçon singulière : « son bon lit de justice » ; et quatorze lignes plus loin, son pour un, devant passe-port.

7. Etienne d'Aligre, né en i5g2, conseiller d'honneur au parlement de Paris en i65i, garde des sceaux et chancelier en 1672 et 1674, mort en 1677. Il avait repris la négociation des mains de l'abbé Foucquet (voyez ci-dessus, p. 99, lettre 35 ; et les Mémoires du P. Berthod, p. 368).

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