‹ Œuvres de La RochefoucauldChapitre 117 sur 469 · Var. : et il y en a d'autres — (i · texte numérisé non relu

Var. : et il y en a d'autres — (i

3. Var. : voir de près, pour en bien discerner toutes les circonstances; il y en a d'autres dont on ne juge — (Manuscrit.) — Voyez la 2e des Réflexions diverses.

!\. Pensée commune, selon Vauvenargues (p. 84).

5. Var. : et comme il est presque infini, de là vient gu'il y a si peu de gens gui sont savants, gue nos connoissances sont superficielles et imparfaites, et gu'on décrit les choses, au lieu de les définir. En effet, on ne les connoît et on ne les fait connoître gu'en gros, et par des margues communes : de même gue si guelgu'un disoit gue le corps humain est droit, et composé de différentes parties, sans dire le nombre,

GVII

C'est une espèce de coquetterie de faire remarquer qu'on n'en fait jamais '. (éd. 2.)

L'esprit ne sauroit jouer longtemps le personnage du cœur", (éd. 2.)

La jeunesse change ses goûts par l'ardeur du sang, et la vieillesse conserve les siens par l'accoutumance3. (éd. 2*.)

On ne donne rien si libéralement que ses conseils *.

(ÉD. I*

la situation, les fonctions, les rapports et les différences de ces parties (Manuscrit.) — A propos de la science du détail dont parle cette maxime, Amelot de la Houssaye, et, après lui, Duplessis, citent Colbert comme exemple; comme il s'agit ici du détail, non des affaires. mais des connaissances humaines, cet exemple est sans application,

1. Cette pensée revient à la 2o4e, — Voyez aussi les 289e et 43 Ie.

2. L'idée paraît ressassée, car on la retrouve plus ou moins dans les maximes 43, 102 et io3.

3. Var. : par Y habitude. (Manuscrit.) — Voyez la 10e des Réflexions diverses.

4- L'annotateur contemporain fait cette réserve : « excepté au Palais, où l'on paye tout. » — Var. : 77 n'y a point de plaisir qu'on fasse plus volontiers à un ami que celui de lui donner conseil. (i665.) — Vauvenargues (maxime 490, Œuvres, p. 446) : « Nous voulons foiblement le bien de ceux que nous n'assistons que de nos conseils. «

Plus on aime une maîtresse, et plus on est prêt de la haïr '. (éd. 2.)

Les défauts de l'esprit augmentent en vieillissant, comme ceux du visage 2. (éd. 2.)

Il y a de bons mariages, mais il n'y en a point de délicieux3, (éd. 2.)

1. Voyez la maxime 72, et la 8e des Réflexions diverses. — Prêt de est le texte de toutes les éditions originales (voyez le Lexique). — La Bruyère (du Cœur, n° 3o, tome I, p. 2o3) : « En amour, il n'y a guère d'autre raison de ne s'aimer plus que de s'être trop aimés. » — Meré (maxime 27/i) dit même chose de l'amitié. « Il n'y a point de plus grande haine que celle qui succède à une grande amitié. »

2. Montaigne (Essais, livre III, chapitre 11, tome III, p. a3o) : « Il me semble qu'en la vieillesse nos âmes sont subiectes à des maladies et imperfections plus importunes qu'en la ieunesse Elle

nous attache plus de rides en l'esprit qu'au visage ; et ne se veoid point d'ames, ou fort rares, qui en vieillissant ne sentent l'aigre et le moisi. » — L'annotateur contemporain fait remarquer qu'il y a pourtant de belles vieillesses d'esprit, et cette objection n'aurait pas été désagréable à la Rochefoucauld, déjà vieux. — Voyez les maximes 207, 210 et l\kl\-

3. Swift en donne cette explication tout humoristique : « La raison pour laquelle si peu de mariages sont heureux, c'est que les jeunes filles passent leur temps à tendre des filets, au lieu de préparer des cages. » — Ladv Wortley Montague, fort choquée de l'irrévérence de la Rochefoucauld, l'a réfuté dans une dissertation en forme, que l'on trouve à la suite de ses Lettres; que n'a-t-elle plutôt réfuté la Bruyère, qui se montre plus irrévérencieux encore ? « Il y a peu de femmes si parfaites, dit-il (des Femmes, n° 78, tome I, p. iq5), qu'elles empêchent un mari de se repentir du moins une fois le jour d'avoir une femme, ou de trouver heureux celui qui n'en a

On ne se peut consoler d'être trompé ' par ses ennemis, et trahi par ses amis, et l'on est2 souvent satisfait de l'être par soi-même. (éd. i*.)

Il est aussi facile de se tromper soi-même sans s'en apercevoir', qu'il est difficile de tromper les autres sans qu'ils s'en aperçoivent, (éd. i*.)

point. » — Montaigne (Essais, livre III, chapitre v, tome III, p. 3i5) : « Bonne femme et bon mariage se dict, non de qui l'est, mais duquel on se taist. » — Quant à la Rochefoucauld, on voudrait penser qu'il était veuf quand il publia cette maxime (1666); mais sa femme ne mourut que quatre ans après

Page 1