‹ Œuvres de La RochefoucauldChapitre 184 sur 469 · Voyez la maxime · texte numérisé non relu

Voyez la maxime

3. Var. : Il y a plus de vieux fous que déjeunes. (Manuscrit.) — Voyez les maximes 112, 207, 210, 4o5, 4o8, 4*8, 423, et la i5e des Réflexions diverses.

4- Mme de Sablé (même lettre) estime que cette pensée est tres-vraie, car le vice se peut corriger par l'étude de la vertu, et la foiblesse est du tempérament, qui ne se peut quasi jamais changer. — Vauvenargues (maxime 20, Œuvres, p. 376) : « La raison et la liberté sont incompatibles avec la foiblesse. » — Voyez les maximes i3o et 3 16.

5. Var. : Ce qui fait que la honte et la jalousie sont les plus grands de tous les maux, c'est que la vanité ne nous aide pas à les suppor- La Rochefoucauld. 1 i3

196 réflexions ou sentences

CDXLVII

La bienfaisance est la moindre de toutes les lois, et la plus suivie1, (éd. 5*.)

CDXLVIII

Un esprit droit a moins de peine de se soumettre aux esprits de travers que de les conduire2, (éd. 5.)

CDCLIX

Lorsque la fortune nous surprend en nous donnant une grande place, sans nous y avoir conduits par degrés, ou sans que nous nous y soyons élevés par nos espérances, il est presque impossible de s'y bien soutenir, et de paroître digne de l'occuper*, (éd. 5.)

ter. (Manuscrit.) — Honte dans le sens d'humiliation. — Voyez la maxime 472.

1. Var. : de toutes les lois, et c'est elle que l'on suit le plus.

(Manuscrit.)

2. Duplessis donne à tort : « à se soumettre, » pour « de se soumettre. » — La Bruyère (de la Société et de la Conversation, n° 48, tome I, p. 233) : « Il est souvent plus court et plus utile de cadrer aux autres que de faire que les autres s'ajustent à nous. » — Voyez les maximes 3 18 et 5o2.

3. Mme de Sablé (maxime 3a) : « La bonne fortune fait quasi toujours quelque changement dans le procédé, dans l'air, et dans la manière de converser et d'agir. C'est une grande foiblesse de vouloir se parer de ce qui n'est point à soi : si l'on estimoit la vertu plus que toute autre chose, aucune faveur ni aucun emploi ne changeroit jamais le cœur ni le visage des hommes. » — La Bruyère (de l'Homme. nos 9/t et p,5) : « Il se trouve des hommes qui soutiennent facilement le poids de la faveur et de l'autorité, qui se familiarisent avec leur propre grandeur, et à qui la tète ne tourne point dans les postes les plus élevés. Ceux au contraire que la fortune, aveugle, sans choix et sans discernement, a comme accablés de ses bienfaits,

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