ARTICLE IMPRIME
mêlé d'imperfection, et que rien n'est plus avantageux que de se connoître tel que l'on est8 en effet, afin de n'être plus trompé par la fausse connoissance que l'on a toujours de soi-même.
Il v a tant d'esprit dans cet ouvrage, et une si grande pénétration pour démêler la variété9 des sentiments du cœur de l'homme, que toutes les personnes judicieuses y trouveront une infinité de choses fort utiles, qu'elles auroient peut-être ignorées toute leur vie, si fauteur des Maximes ne les avoit tirées du chaos, pour les mettre dans un jour où quasi tout le monde les peut voir et les peut comprendre sang peine.
1. Brouillon : « qu'il est toujours bon de se connoître. » — Brouillon du tome V : « qu'il est utile de se connoître. »
1. Brouillon : « quand même il n'y auroit point d'autre avantage que celui de n'être point trompé dans la connoissance qu'on a de soi-même, et que cela suffit pour pardonner à l'auteur de nous avoir montré la nature corrompue. »