Voyez ci-après, p. 37, la maxime ccr.rtrv
Edit. 1664. — Conforme au manuscrit autographe, sauf ces variantes, dont la première est de i663 : « nous serions remplis de confusion, si nous considérions », et « que la confiance est un relâchement de ».
Ms. aut. — Je ne sais si on peut dire de l'agrément, séparé de la beauté, que c'est une symétrie dont on ne sait pas les règles, et un rapport secret des traits ensemble, et des traits avec les couleurs et l'air de la personne.
Ms. aux. — La coquetterie est le fond de l'humeur de toutes les femmes; mais toutes n'en ont pas l'exercice, parce que la coquetterie de quelquesunes est arrêtée et enfermée par leur tempérament et par leur raison.
Ms. i663. — Conforme au manuscrit autographe.
Edit. 1664. — Conforme au manuscrit autographe.
Ms. aut. — On incommode toujours les autres, quand on est persuadé de ne les pouvoir jamais incommoder.
Ms. i663. — Conforme au manuscrit autographe, si ce n'est que des points remplacent le mot : « autres ».
CCXLI V
Ms. aut. — La souveraine habileté consiste à bien connoître le prix de chaque chose.
Ms. i663. — Conforme au manuscrit autographe. Edit. 1664. — Conforme au manuscrit autographe.
CCXLVI J
Ms. aut. — La générosité, c'est un désir de briller par des actions exraordinaires ; c'est un habile et industrieux emploi du désintéressement, le la fermeté en amitié, et de la magnanimité, pour aller promptement à ine grande réputation.
Ms. i663. — Conforme au manuscrit autographe.
Edii". 1664. — Conforme au manuscrit autographe, sauf cette variante : fOin industrieux emploi de désintéressement, de la fermeté1 de l'amitié. H! de la magnanimité, pour s.
CCXLVI1
Ms. aut. — La fidélité est une invention rare de l'amour-propre, par aquelle l'homme, s'érigeant en dépositaire des choses précieuses, se rend ui-mème infiniment précieux. De tous les trafics de l'amour-propre, c'est
1. Ce texte de 1664 n'a pas de virgule après « désintéressement », mais il y en a >ne apr°!S « lermete ».
celui où il fait moins d'avances et de pins grands profits; c'est un raffinement de sa politique, car il engage les hommes, par leurs biens, par leur honneur, par leur liberté, et par leur vie, qu'ils sont forcés de confier, en quelques occasions, à élever l'homme fidèle au-dessus de tout le monde.
Ms. i663. — Conforme au manuscrit autographe, sauf ces variantes : « car il engage les hommes parleur liberté, et», et « en quelque occasion ».
Edit. 1664. — Conforme au manuscrit autographe, sauf ces variantes, dont la seconde est de i663 : « où il fait moins d'avance », et « car il engage les hommes par leur liberté, et ».
fils. aut. — Il n'y a pas moins d'éloquence dans le ton de la voix que dans le choix des paroles.
Ms. i663. — Conforme au manuscrit autographe. Edit. 1664. — Conforme au manuscrit autographe.
Ms. aut. — La vraie éloquence consiste à dire tout ce qu'il faut, et à ne dire que ce qu'il faut.
Ms. i663. — Conforme au manuscrit autographe, sauf cette variante ; a et ne dire que ce qu'il faut. »
Edit. 1664. — Conforme au manuscrit autographe.
Ms. aut. — H y a des personnes à qui leurs défauts siéent1 bien, et d'autres qui sont disgraciés de leurs bonnes qualités.
Ms. i663. — Conforme au manuscrit autographe.
Edit. 1664. — Il y en a même2 à qui leurs défauts siessent (sic) bien, et d'autres qui sont disgraciés de leurs bonnes qualités.
Ms. aut. — Il est aussi ordinaire de voir changer les goûts qu'il est rare de voir changer les inclinations.
Ms. aut. — L'intérêt donne toute sorte de vertus et de vices. Ms. i663. — Conforme au manuscrit autographe, sauf le pluriel « toutes sortes ».
Ms. aut. — L'humilité est une feinte soumission, que nous employons pour soumettre effectivement tout le monde; c'est un mouvement de l'orgueil, par lequel il s'abaisse devant les hommes, pour s'élever sur eux; ^'est son plus grand déguisement et son premier stratagème. Certes, comme il
1. Après « siéent » est biffé « souvent » et « disgraciés » est bien au masculin (dis» gradés).
2. Cette maxime vient après une qui commence par « 11 y a des gens »
est sans cloute que le Protée des fables n'a jamais été, il est un véritable dans la nature, car il prend toutes les formes, comme il lui plaît ; mais, quoiqu'il soit merveilleux et agréable à voir sur toutes ses ligures et dans toutes ses industries, il faut pourtant avouer qu'il n'est jamais si rare ni si plaisant que lorsqu'on le voit sous la forme et sous l'habit de l'humilité ; car alors on le voit les yeux baissés; sa contenance est modeste et reposée, ses paroles douces et respectueuses, pleines de l'estime des autres et de dédain pour lui-même : il est indigne de tous les honneurs, il est incapable d'aucun emploi, et ne reçoit les charges où on l'élève que comme un effet de la bonté des hommes et de la faveur aveugle de la fortune.
Ms. i6(S3. — Conforme au manuscrit autographe, sauf ces variantes : « Et comme il est sans doute comme le Protée des fables n'a jamais été, il est certain aussi que l'orgueil en est un véritable dans la nature, car » ; « à voir sous toutes ses ligures », et « qu'il n'est jamais si rare ni si extraordinaire que lorsqu'on le voit les yeux baissés; sa contenance ».
Edit. 1664. — Conforme au manuscrit autographe, sauf ces variantes : a Et comme il est sans doute que le Protée des fables n'a jamais été, il est certain aussi que l'orgueil en est un véritable dans la nature, car » ; « agréable à voir dans toutes les figures » ; « qu'il n'est jamais si rare ni si extraordinaire que lorsqu'on le voit les yeux baissés»; « sa contenance [est] modeste et », et « des charges où l'on l'élève ».
Ms. aut. — Les pensées et les sentiments ont chacun un ton de voix, une action et un air dévisage qui leur sont propres; c'est ce qui t'ait les bons et les mauvais comédiens, et c'est ce qui fait aussi que les personnes plaisent ou déplaisent.
Ms. i663. — Conforme au manuscrit autographe, sauf cette leçon autive : « que les personnes plaisants1 et déplaisants. »
Edit. i664- — Conforme au manuscrit autographe, sauf cette variante t « une action et un air qui leur sont propres » a.