Eller a Lagraxge. — Saint-Pétersbourg, 23 mars
Compliments sur ses travaux insérés dans les derniers Volumes de Berlin et de Turin. — Théorèmes divers. — Il a été fort étonné que, dans le dernier Volume des Mémoires de la première de ces deux Académies, il pût être encore question d'un satellite de Vénus, et n'aurait pas cru que le principe de la raison suffisante osât encore paraître sur le théâtre. Il recevra prochainement le volume XVIII des Commentaires. Énoncé des deux théorèmes dont il n'a pas encore trouvé la démonstration.
Lettres et pièces diverses.
PagPs
Iaoiiange au comte Gii'i-0 Gaui.0 da Fagnano. — Torino, 24 décembre ijSii 219
Il s"excusc d'èlre resté longtemps sans lui écrire. Il a rommuniciiié à Kiiler ses réflexions sur son Traité Methodus maximorurn et ininimorum , et il en a reçu une Lettre des plus flatteuses, l'exhortant à travailler sur le problème des isopérimètres, trouvés premièrement par les frères Bernoulli, cl qui a été réduit en formule et porté au plus haut degré de généralité par Euler. Mais lui, Lagrange, a suivi une autre méthode, et ne manquera pas de publier son travail le plus tôt possible. Il lui apprend que le roi l'a nommé professeur à l'École royale d'Artillerie, ce dont il est redevable en grande partie aux Lettres aussi belles qu'honorables qu'il a toujours bien voulu lui écrire.
Laokangk a Zanotti. — Turin, 17 novembre 1762 •i^\
Il s'excuse d'avoir tant lardé à le remercier de son très savant Livre De. virihiis centralibus, qu'il a lu avec grand plaisir, et il a admiré la manière facile, claire et élégante dont il a traité une matière aussi difficile. Il lui envoie le second Volume de leur Société, et lui demande de vouloir bien lui donner son avis sur ses faibles travaux.
Lagiîange a Lorgna. — Berlin, 2 j juin 1770 2 J3
Il s'excuse de le remercier si tardivement du beau Livre que M. Formey lui a remis de sa part; il l'a lu avec une grande satisfaction. — Enumération de ses travaux. — Le comte Bernini. — Il serait possible qu'il fil un voyage en Italie l'année prochaine ou l'année suivante.
LAGitvNGE A Lorgna. — Berlin, 1°' juillet 1774 254
L'Académie acceptera avec reconnaissance la dédicace de l'Ouvrage (Spécimen de scj'iebus convergenlibus) qu'il a dessein de lui présenter, et il ne tiendra pas à lui que justice ne lui soit rendue. Il n'a point abandonné son projet de voyage en Italie.
Lagu^ngiî a LoiiGNA. — Berlin, 23 février 177C l't'i
La méthode que Lorgna emploie pour la sommation des séries avait été, avant lui, donnée par Euler, et n"a point été inconnue à Leibnitz ni à Jean Ber-
Lagrange a Lorgna. — Berlin, 12 mai 1777 2J<)
Compliments et protestations d'amitié. — Observations sur les éciuations qu'il lui a proposées. — Il a été enchanté de faire la connaissance du chevalier Sagramoso.
Lagrange a Lorgna. — Berlin, 20 décembre 1 777 269
Il a remis, de sa part, à l'Académie et ù M. Bernoulli les exemplaires de son Ouvrage Mcmorie intorno aW acqiie correnti; M. Formey s'est chargé de faire parvenir à Euler celui qui lui était destiné. Il l'engage à continuer à cultiver la Science, si imparfaite encore et si nécessaire, de la théorie des fleuves. Il en est de cette Science comme de la Médecine pratique, qui n'est guère plus avancée que du temps d'Ilippocrate. — Observations sur les quantités imaginaires.
Pages
Lagrange a Lorgna. — lo juillet 1778 2(ji
Il a présente à rVcadémic un cxcmphiire de son Traité De casu irreductibili tertii gradus; les autres seront, à l'occasion, remis à Bcrnoulli et à Euler. Compliments sur ce travail, et observations sur un calcul qu'il a donné et qui présente quelques difficultés. — Le Bailli de Sagramoso. — Le marquis de Kosignan. — L'abho Hasliani.
Lagrangu a Lorgna. — Berlin, aJ mai 1781 263
Il a reçu les deux Lettres qu'il lui a écrites pour l'invitera prendre part aux travaux de la Société nouvelle qu'il a fondée, et est soucieux de mériter cet honneur et de se montrer en même temps bon compatriote. Il ne peut que lui promettre quelque chose pour le premier Tome, n'ayant rien de prêt que des Mémoires lus à l'Académie et destinés à son Recueil. Il mettra, le plus tôt possible, la dernière main à quelques petites choses, et, si elles ne sont point indignes de son attention, il aura l'honneur de les lui envoyer pour en faire l'usage qui lui conviendra. Il a vu le prodrome de VEnciclopedia italiana et en a été assez satisfait, à part les deux articles de Mathématiques qui lui ont semblé trop dilïiis.
L\grange a Lorgna. — Berlin, 3o juillet 1782 264
Lettre de recommandation pour le chevalier de Ribas. On lui avait fait, l'année précédente, quelque proposition pour l'Académie de Naples; mais il n'a pas été donné suite à ce projet.
Lagrange a Lorgna. — Berlin, 17 juin 1783 265
Il a reçu tardivement le paquet qu'il lui a envoyé par la voie assez coûteuse de la poste, et les exemplaires du Volume de la Société italienne, à laquelle il voudrait bien apporter son contingent, seront, l'un présenté à l'Académie, le second envoyé à Euler par l'entremise de M. Formey; quant au troisième, qui lui est destiné, il le gardera avec le Traité de Statique, dont il lui est très reconnaissant.
Lagrange a Lorgna. — Berlin, \" octobre 1 78G 267
Il le remercie de l'honneur qu'il lui a procuré en le faisant nommer membre de la Société italienne, et de l'envoi par le prince de Cardite des Mémoires qu'il a lus avec plaisir. — M. Achard. — Ses remarques sur l'alcali marin et sur la nature de la magnésie lui paraissent fort curieuses. — Critique de sa nouvelle méthode de Calcul intégral.
Lagrange au Secrétairk perpétuel de l'Académie des Sciences de Paris. —
Berlin, 29 juin 1772 268
Il lui envoie la Lettre qu'il adresse à l'Académie pour la remercier de son élection comme associé étranger.
Lambert a Lagrange. — (Berlin), 19 janvier 1774 .>.69
Il lui renvoie une pièce destinée au concours pour le prix proposé par l'Académie de Berlin sur la Théorie des comètes. — Pièce d'Euler de i7'i8.
LvGRANGE A .L-J. DE Marouerie. — BoiUn, 24 février 1774 f-^o
Eloge de ses travaux d'Analyse.
Pages
Lagrange au père Gherli. — Berlino, 5 juglio 1776 ayi
Il le remercie de l'envoi de son Cours de Malhémaliques donl il fuit grand éloge, avec quelques observations. — J. Cardan. — Borabelli. — Lagni. — Il attend avec impatience le dernier Volume où il espère trouver la majeure partie des méthodes concernant le Calcul intégral et surtout celles qui ont été découvertes dans ces derniers temps. Il a lu, l'année passée, à l'Académie un Mémoire contenant une addition importante au Calcul intégral; il est actuellement sous presse. Il lui enverra un exemplaire du tirage à part.
Beausobre a Lagrangiî. — (1776) 273
Il le prie de lui communiquer son Mémoire sur l'établissement pour le fonds des - veuves.
Lagrange a .... — Berlin, 11 juillet 1778 273
Il lui envoie par M. Verney deux paquets, dont l'un contient quatre portraits gravés du roi (de Prusse), et l'autre YHistoiie diplomatique universelle, de M. Wegelin. Regrets sur la disgrâce de leur ami Denina. Réflexions sur les Ouvrages qui ont attiré des persécutions à leurs auteurs : L'Encyclopédie, les Dialogues de Galilée, dont maintenant on ne peut plus soutenir la lecture. — Envoi d'une médaille de l'impératrice de Russie. — Le docteur Cigna. — Riclicri.
Lagrange a Bézout. — Berlin. i>. juillet 1779 276
Il lui doit des remerciements infinis pour l'envoi de sa Théorie des équations, dont il fait le plus grand éloge. Observations sur quelques points de sa méthode d'élimination.
Lagrange au marquis Caraccioli. — Berlin, i3 octobre 1781 279
Il a reçu ses deux lettres de Naples. — Réponse à ses questions sur la théorie des plans inclinés. — Galilée. — Newton. — Euler. — Sujet de prix proposé pour 1782 par la classe de Mathématiques de l'Académie de Berlin. — Le capitaine Tempelhof. — Il ne peut songer à quitter Berlin, où il jouit de sécurité, de repos et de liberté, pour aller s'établir à Naples, sur l'Académie de laquelle il ne possède aucun renseignement. — Détails sur sa vie, ses goûts et ses habitudes. Il n'en conserve pas moins son attachement pour l'Italie, et il éprouverait une grande consolation s'il pouvait se rapprocher de lui, prés de qui il a passé les heures les plus heureuses de sa vie.
Lacroix a Lagrange. — (Besançon), 9 septembre 1789 282
Il le remercie de la part qu'il a prise à sa nomination comme Correspondant de l'Académie des Sciences.
Lagrange au Prince — Paris, 24 octobre 1791 283
Il s'excuse de ne pas lui avoir écrit; la cause en est à l'agitation dans laquelle il a vécu pendant les troubles, où, quoique simple spectateur, il n'en a pas moins été affecté; mais il ne regrette pas d'avoir assisté à un spectacle le plus intéressant pour les philosophes, celui d'une grande nation qui se crée un nouveau gouvernement, non par la force des armes, mais par celle de la parole et de l'opinion publique. — L'Assemblée nationale lui a conservé la pension que le roi lui avait donnée. Détails à ce sujet. — Mirabeau. — Il a été très flatté de l'invitation qu'on lui avait faite de venir s'établir en Toscane, mais sa répugnance à entreprendre une nouvelle carrière l'a empêché d'en profiter. — Agréments du séjour de Paris et de ses environs.
Pages LVGRANT.E VUX CITOVEXS ADMIXrSTR.VTElRS DU DÉPARTEMENT DE PARIS. — PaiMS,
aC) prairial an ii -^85
En réponse à l'avis qui lui est dctnandé sur un mauvais .Mémoire du ciloycu Guyard, il avoue qu'il n'y entend rien.
Lagrange A .... — Paris, lo germinal an m j.SG
Note autobiographique qui lui a été demandée.
Lvgram;e a M"" Sophie Germain. — Paris, 17 germinal ->86
Fixation d'un rendez-vous.
De Saluces a Lagrange. — Turin, septembre 1790 ^87
Ils sont séparés depuis trente ans et, depuis dix ans, il n'a pas reçu directement de ses nouvelles. Il a aujourd'hui une grande joie par la nomination, comme ambassadeur près de la République, de son neveu, le comte de Balbo, qu'il lui recommande et dont il fait le plus grand éloge. Il a chargé le comte de lui remettre le premier Recueil des poésies de sa fille (Dieudonnée de Saluces). — Compliments et amitiés.
Lagrange a l'Administr\tion nf département de la Seine. — 7 vcnlôse an vi... 2H9 Rapport, au nom du jury d'instruction publique pour les écoles centrales, proposant pour professeurs les citoyens la Romiguièrc et Coquebert.
Grl'Son a Lvgrange. — Berlin, i i juillet 1798 ■->.89
Il lui envoie la liste des fautes d'impression qu'il a relevées dans la Théorie des /onctions anti/yliques de Lagrange; il y ajoute quelques doutes sur la déduction de la quadrature de la surface d'un corps rond.
Fossombroni a Lagrange. — Florence, 14 septembre 1798 294
Lettre d'introduction pour M. Fabbroni, envoyé par Son Altesse Royale à Paris afin d'étudier l'unité des poids et mesures.
Lagra.nge a Lagarde. — Paris, 23 nivôse an ix 295
Affaires de librairie. Il le remercie de ses différents cadeaux et, entre autres, de l'Ouvrage de Denina sur le Piémont. Sa femme, qui le remercie à son tour du beau roman de .M'"" de Genlis, envoie à M""' Lagarde un bonnet d'hiver en turban suivant la dernière mode. Il y a joint des graines de chanvre de la Chine, à lui remises par M. Thouin. Il n'a pas une trop bonne idée de la seconde Partie de VHistoire des Malhematif/ues de Alontucla qui est sous presse, par suite de l'insuffisance de l'éditeur Lalande. — Geschichle der Mathematik , de Kaestner. — Il a eu grand plaisir à voir M. de Lucchesini, ambassadeur de Prusse à Paris.
RoiiDE A Lvgrange. — Potsdam, 3 avril i8o3 297
Il lui envoie des corrections pour un Ouvrage imprimé dont il a fait hommage à l'Institut national.
Lvgrange a Galss. — Paris, 3i mai 1804 298
Il s'excuse de n'avoir pas répondu plus tôt à l'honneur qu'il lui avait fait en le choisissant pour son correspondant. Ses Disquisiliones l'ont mis tout de suite au rang des premiers géomètres. Il a lu, au Bureau des Longitudes et à l'Insiilut, les articles de sa Lettre qui contenaient les éléments de la nouvelle planète, et ses deux théorèmes d'Arithmétique, qui lui paraissent aussi beaux que difficiles à démontrer. On vient de traduire en français ses Disquisitiones.
Pages
Lagrange a Gaoss. — Paris, i ; avril 1 808 3oo
Il lui envoie un exemplaire de la nouvelle édition de son Traité de la résolution des équations. Sa dernière Lettre l'a très attriste, et il l'a montrée au Prince Primat, qui, depuis, m'a assuré qu'il avait pris des mesures pour le tirer d'embarras. II est fort Impatient de voir l'Ouvrage qu'il lui annonce sur les orbites des planètes.
RuMFORD A Lagrvnge. — Papls, I ') janvier 1807 3oo
Il lui envoie le compte rendu de l'expérience laite avec les tuyaux capillaires de dillérentes longueurs proposée par Lagrange.
Lagrange a s. E — Paris, 1 5 janvier 1809 3oi
Consulté par lui sur l'importance et l'utilité de la traduction de VAlniageste, de Ptoicmée, par M. Halma, il approuve complètement la réponse que lui a faite M. Delambre, consulté en même temps que lui, et fait des vœux pour la publication de cet Ouvrage.
Lagrange a — San Marlino de! Motto 3o2
Il lui exprime sa reconnaissance pour ses marques d'amitié. — Règlement de ses affaires de famille. — Le marquis de Rod.
Lagrange a son frère. — Fragment, s. d 3o3
Assurances d'amitié.
Lagrange a .... — Paris, 22 brumaire 3o4
Recommandations pour son frère. — Le comte de Rossi.
Lagrange a .... — Paris, 22 juillet 3o5
Renvoi d'un V'olume.
Lagrange a de Gri.m aldi . — Paris, 25 mars 1 80G 3o5
Remerciements au sujet de sa nomination comme membre de l'Académie Napoleone de Lucques.
Lvgrange a Paroletti. — Paris, 12 mirs 1810 3o6
Rendez-vous pris avec une députation de l'Académie de Turin pour aller [irésenter à l'Empereur les deux derniers Volumes publiés par cette Compagnie {voir le Moniteur du ig mars 1810).
Lagrange a Paroletti. — 3 janvier i83i 307
Etant indisposé, il s'excuse de ne pouvoir se rendre aux Tuileries pour se joindre à la Commission ((ui présentera à l'Empereur les Volumes de l'Académie de Turin.
Lagrange a M"" .Iulia de Saint-Clvir. — Paris. 1 3 mars 181 3 3o-
II la remercie de son beau présent que M. de Chaulicu lui a apporté, et il lui envoie un petit cadeau.
MoNGE A Lagrange 3o8
Planches :
PI. I. — Fac-similé d'une page de calculs de Lagrange.
PL II. — Fac-similé d'une Lettre de Lagrange à M""" .Iulia de Saint-Clair.
TABLE ALPIIAIJÉ TIQUE DES MATIÈRES
TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES