‹ Œuvres de Laplace (volume 5)Chapitre 28 sur 265 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

ce satellite est à Torient de Saturne, sa lumière s^affaiblit au point de le rendre très-difficile à apercevoir ; ce qui ne peut venir que des taches qui couvrent Thémisphère qu il nous présente. Mais pour nous olTrir constamment, dans la même position, ce phénomène, il faut que ce satellite, en cela semblable à la lune et aux satellites de Jupiter, tourne sur lui-même dans un temps égal à celui de sa révolution autour de Saturne. Ainsi l'égalité des durées de rotation et de révolution paraît être une loi générale du mouvement des satellites.

Les diamètres de Saturne ne sont pas égaux entre eux : celui qui est perpendiculaire au plan de l'anneau paraît plus petit d'un onzième au moins, que le diamètre situé dans ce plan. Si l'on compare cet aplatissement à celui de Jupiter, on peut en conclure avec beaucoup de vraisemblance que Saturne tourne rapidement autour du plus petit de ses diamètres , et que l'anneau se meut dans le plan de son équateur. Herschell vient de confirmer ce résultat par des observations directes qui lui ont fait connaître que la rotation de Saturne a lieu, comme tous les mouvements du système planétaire, d'occident en orient, et que sa durée est de 0^,428 ; ce qui diffère peu de la durée de la rotation de Jupiter. Il est assez remarquable que cette durée soit à peu près la même et au-dessous d'un demi-jour pour les deux plus grosses planètes, tandis que les planètes qui leur sont inférieures tournent toutes sur elles-mêmes dans l'intervalle d'un jour à fort peu près.

Herschell a encore observé à la surface de Saturne cinq bandes à peu près parallèles à son équateur.

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