DES ÉTOILES ET DE LEURS MOUVEMENTS
La parallaxe des étoiles est insensible; leurs disques, vus dans les plus forts télescopes, se réduisent à des points lumineux: en cela ces astres diflFèrent des planètes dont les télescopes augmentent la grandeur apparente. La petitesse du diamètre apparent des étoiles est prouvée, surtout par le peu de temps qu elles mettent à disparaître dans leurs occultations par la lune, et qui, n étant pas d*une seconde^, indique que ce diamètre est au-dessous de cinq secondes de degré. La vivacité de la lumière des plus brillantes étoiles, comparée À leur petitesse apparente, nous porte à croire qu elles sont beaucoup plus éloignées de nous que les planètes, et qu elles n empruntent point comme elles leur clarté du soleil, mais qu elles sont lumineuses par elles-mêmes; et comme les étoiles les plus petites sont assujetties aux mêmes mouvements que les plus brillantes, et conservent entre elles une position constante; il est très-vrai&emblable que tous ces astres sont de la même nature, et que ce sont autant de corps lumineux, plus ou moins gros, et placés pias ou moins loin au delà des limites du système solaire.
On observe des variations périodiques dans Tintensité de la lumière de plusieurs étoiles que Ton nomme pour cela changeantes. Quelquefois on a. vu des étoiles se montrer presque tout à coup, et disparaître après avoir brillé du plus vif éclat. Telle fut la fameuse étoile observée en 1672, dans la constellation de Cassiopée. En peu de temps, elle surpassa la clarté des plus belles étoiles et de Jupiter même : sa lumière s affaiblit ensuite, et elle disparut seize mois, après sa découverte, sans avoir changé de