LIVRE m, CHAP. XIX
sa fille, qui l'embrassèrent avec affection, et lui marqiièrent du regret de le voir partir ; ensuite il rejoignit Renaud, qui l'attendoit.
Le seigneur de Montauban , quoiqu'il aimât fort Bayard , fut tenté de le refuser quand il apprit qu'il le tenoit de la main d'Angélique, et le prince Astolpbe n'eut pas peu de peine à le lui faire agréer. Comme ces deux paladins se disposoient à retourner en France , Irolde et Prasilde vinrent ofirir leurs services à Kenaud , et lui témoignèrent une extrême envie de l'accompagner. Il les reçut comme deux braves chevaliers dont il se faisoit gloire d'avoir acquis l'amitié, et il consentit qu'ils partissent avec lui.