LIVRE III, CHAP. IL
maisons il m'étdlt permis d^entrer dans la cuisine , et même jusque dans la chambre, et il me marqua celles dont il m'étoit défendu de passer la porte.
Je m'imaginois qu'il avoit épuisé la matière , et cependant toutes ces choses n'étoient encore rien au prix de$ lois de la gueuserie. Il me les fit lire chez lui, où il me mena dès que Taumone de l'ambassadeur de France eut été distribuée. Il ne se contenta pas de me donner la lecture de ces lois admirables; il m'en laissa prendre une copie , afin, me cUt-il, que, cessant d*y contrevenir par ignorance, je ne commisse plus d'actions scandaleuses. Je n'ai pas cru, lecteur, devoir supprimer ces statuts. Je vais te les rapporter tels qu'ils me furent , communiqués. S'il y a des personnes qui n'aiment point les peintures dans les mœurs basses, est-il juste que, pour m'accommoder à l'excès de leur délicatesse , je ne te montre pas un tableau qui peut te faire plaisir?