CHAPITRE XII
De t aventure du cochon^ et qiulte enfui fa suite.
PÉrois dans une trop grande agitation pour prendre quelque repos; et, ne pouvant dormir, je me misa rêver à l'aventure qui venoit de m'arriver. Je la regardai comme un trait de vengeance de Fabia. Je jugeai que cette dame avoit de la vertu, et que, pour le faire connoître à l'ambassadeur, elle avoit jugé à propos de recevoir ainsi son envoyé. Mais ce qui me mortifioit plus que tout le reste, c'est que je voyois dans cet événement de quoi donner à tout le monde occasion de rire à mes dépens. J'étois aussi fort en peine de savoir de quelle façon je toumerois la chose à mon maître quand il feudroit la lui conter; car je ne doutois pas que tôt ou tard elle ne vînt à sa connoissance.
Lorsque je me fus un peu réchauffé dans mes cou-