‹ Œuvres de Leconte de LisleChapitre 28 sur 88 · LE SACRIFICE · texte numérisé non relu

LE SACRIFICE

Mais si le ciel est vide et s'il n'est plus de Dieux. L'amèrc volupté de souffrir reste encore, Et je voudrais, le cœur abîmé dans ses yeux, Baigner de tout mon sang l'autel où je l'adore !

La Rose de Louveciennes

' ES beaux arbres, témoins de tant d'amours anciennes, Qui fléchissaient, chargés du poids des jours sans fin, Respirent, rajeunis, ton arôme divin, O Fleur, vivante Fleur, Rose de Louveciennes!

Sous leur ombre un Poète immortel a chanté Dont ils gardent encor la mémoire pieuse. N'entends- tu pas errer cette âme harmonieuse Comme un battement d'aile autour de ta beauté?

Ah! s'il pouvait renaître à la clarté bénie. Mieux que les noms charmants qui lui furent si chers, Il ferait resplendir dans l'or pur de ses vers Ton doux nom florentin sacré par son génie !

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Toi par qui j'ai senti

1 0 1 par qui j'ai senti, pour des heures trop brèves, Ma jeunesse renaître et mon cœur refleurir, Sois bénie à jamais ! J'aime, je puis mourir; J'ai vécu le meilleur et le plus beau des rêves!

Et vous qui me rendiez le matin de mes jours, Qui d'un charme si doux m'enveloppez encore. Vous pouvez m'oublier, ô chers yeux que j'adore, Mais jusques au tombeau je vous verrai toujours.

L'APOLLONIDE

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