CHAPITRE Vin. r
avis salutaire. Pendant que le comte-dur peut tout encore, et que tu possèdes ses bonnes grâces, profite du temps , hâte-loi de t’enrichir ; car ce ministre , à ce qu’on m’a dit, branle dans le manche. Je demandai à Fabrice s’il savoit cela de bonne part , et il inc répondit : Je tiens cette nouvelle d’un vieux chevalier de Calatrava , qui a un talent tout particulier pour découvrir les choses les plus secrètes : on écoute cet homme comme un oracle, et voici ce que je lui entendis dire hier : Le comteduc a un grand nombre d’ennemis qui se réunissent tous pour le perdre; il compte trop sur IVcendant qu’il a sur l’esprit du roi ; ce monarque, à ce qu’on prétend , commence à prêter l’oreülc aux plaintes qui déjà vont jusqu'à lui. Je remerciai N'uncz de son avertissement; mais j’v fis peu d’attention, et je m’en retournai au logis, persuadé que l’autorité de mon maître étoit inébranlable , le regardant comme un de ces vieux chines qui ont pris racine dans une forêt, et que les orages ne sauraient abattre.