‹ Œuvres de Lesage précedée d'une notice biographique et litteraireChapitre 680 sur 734 · M. TURCARET, M. RAFLE · texte numérisé non relu

M. TURCARET, M. RAFLE

De quoi est-il question, monsieur Rafle? Pourquoi me venir chercher jusqu’ici ? Ne savez-vous pas bien que quand on vient chez les dames, ce n’esi pas pour y entendre parler d’affaires?

M. RAFLE

L’importance de celles que j’ai à vous communiquer doit me servir d’excuse.

M. TURCARET

I Qu’cst-ce que c’est donc que ces choses d’importance?

M. RAFLE

Peut-on parler ici librement?

M. TURCARET

Oui , vous le pouvez ; je suis le maître : |iarlez. M. R afi.f. tirant des -papiers de sa poche et regardant dans un bordereau.

I Premièrement, cet enfant de famille à qui nous prêtâmes l’année passée* trois mille livres, et à qui je fis faire un billet de neuf par votre ordre, j se voyant sur le point d’être inquiété pour le paie- | ment , a déclaré la chose à son oncle le président, qui, de concert avec toute la famille, travaille actuellement à vous perdre.

M. TURCARET

Peine perdue que ce travail-là... Laissons-les venir; je ne prends pas facilement l’épouvante. M. rafi.e après avoir regardé de nouveau dans son bordereau.

Ce caissier que vous avez cautionné, et qui vient de faire banqueroute de deux cent mille écus...

M. TURCARET l' interrompant.

C’est par mon ordre qu’il... Je sais où il est.

M. RAFLE

Mais les procédures se font contre vous. L’affaire est sérieuse et pressante.

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