‹ Œuvres de Lord Byron (volume 2)Chapitre 145 sur 277 · I.OREDANO · texte numérisé non relu

I.OREDANO

Eh bien ?

BARBARIGO

Je ne vous cède pas en amour de la justice, ni dans la haine des ambitieux Foscari , du père , du fils , de toute leur race dangereuse j mais le malheureux a souffert au-delà de la constance la plus stoïque.

liOREnANO.

Sans avouer son <;rime.

•J(;8 LES DEUX FOSCARl.

BARBARIGO

Peut-être sans en avoir commis. 11 a avom- la kttve écrite au duc <le 31ilan , et ses tortures expient à tlemi une semblable faiblesse.

LOREDANO

Nous verrons.

BARLAKIGO.

Vous poursuivez trop loin, Loredano, une haine héréditaire.

LOFiEDANO.

Et jusqu'où ?

BARBARIGO

Jusqu'à l'extermination.

LOREDANO

Quand ils ne seront plus , vous pourrez parler ainsi.., llendons-nous au conseil.

BARBARIGO

Un moment... le nombre de nos collègues n'est pas encore complet ; il en manque deux pour que nous puissions poursuivre le jugement.

LORIiDAXO.

Et le juge principal.,, le Doge ?

BARBARIGO

Non... avec une force plus que romaine, il siège toujoius au tribunal dans ce malheureux procès contre son dernier et son unique fils.

LOREDANO

Oui... oui, son dernier.

BARBARIGO

llien ne peut vous toucher .'*

LOREDANO

Est- il ému, croyez-vous ?

BARBARIGO

11 ne le laisse pas voir.

C'est ce que j ai remarqué... Le inisciable !

ACTK IM'.KMIKK. 2GÎÏ

ItA.RBÂHIGO.

Hier, m'a-t-on (Jit, .i son ictoui dans lapparteineiit ducal, h', vif-illard s'est évanoui sur le seuil de la porte.

LOREDA.NO.

Il comnience a sentir, enfin.

BAEBARIGO.

C'est en grande partie votre ouvrage.

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