I.OREDANO
Eh bien ?
BARBARIGO
Je ne vous cède pas en amour de la justice, ni dans la haine des ambitieux Foscari , du père , du fils , de toute leur race dangereuse j mais le malheureux a souffert au-delà de la constance la plus stoïque.
liOREnANO.
Sans avouer son <;rime.
•J(;8 LES DEUX FOSCARl.
BARBARIGO
Peut-être sans en avoir commis. 11 a avom- la kttve écrite au duc <le 31ilan , et ses tortures expient à tlemi une semblable faiblesse.
LOREDANO
Nous verrons.
BARLAKIGO.
Vous poursuivez trop loin, Loredano, une haine héréditaire.
LOFiEDANO.
Et jusqu'où ?
BARBARIGO
Jusqu'à l'extermination.
LOREDANO
Quand ils ne seront plus , vous pourrez parler ainsi.., llendons-nous au conseil.
BARBARIGO
Un moment... le nombre de nos collègues n'est pas encore complet ; il en manque deux pour que nous puissions poursuivre le jugement.
LORIiDAXO.
Et le juge principal.,, le Doge ?
BARBARIGO
Non... avec une force plus que romaine, il siège toujoius au tribunal dans ce malheureux procès contre son dernier et son unique fils.
LOREDANO
Oui... oui, son dernier.
BARBARIGO
llien ne peut vous toucher .'*
LOREDANO
Est- il ému, croyez-vous ?
BARBARIGO
11 ne le laisse pas voir.
C'est ce que j ai remarqué... Le inisciable !
ACTK IM'.KMIKK. 2GÎÏ
ItA.RBÂHIGO.
Hier, m'a-t-on (Jit, .i son ictoui dans lapparteineiit ducal, h', vif-illard s'est évanoui sur le seuil de la porte.
LOREDA.NO.
Il comnience a sentir, enfin.
BAEBARIGO.
C'est en grande partie votre ouvrage.