‹ Œuvres de Lord Byron (volume 2)Chapitre 275 sur 277 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

SIEGENDOUF.

Celaest vrai... Qu'elle ne devieunepas plus tatale !... Partez!

GABOR

Par le même chemin ?

SIEGENDORF

Oui, il est sûr encore: mais ne restez pas à Prague; vous ne savez pas à qui vous avez affaire !

GABOR

Je ne le sais que trop, et je le savais avant vous, malheureux père! Adieu. ( Gabor sort.)

SIEGENDORF , SCul. ( Il écOUte. )

Le voilà descendu I... Ah! j'entends résonner la porte après lui!... il est sauvé!... sauvé!... Ame de mon père!... je me sens défaillir! (// s^ appuie douloureusement sur un banc de pierre contre le mur de la tour.) ( blric entre armé avec ses partisans y le sabre nu. )

ULRIC

Hâtez-vous , il est ici !

LUDWIG

Le comte, seigneur!

ULRIC , reconnaissant Siegendorf.

Vous ici , mon père !

Oui; s'il te faut une autre victime... frappe !

ULRIC, s^ apercevant qii^ il n'a plus ses bijoux.

Où est le scélérat qui vous a volé ? Vassaux , courez à sa poursuite. Vous voyez, je vous l'avais dit... le misérable a dérobé à mon père des bijoux qui valent l'héritage d'un prince... Allez, courez. ( Tous sortent, excepté S iegendorf et Vlric. ) Qu'est-ce donc .^ où est ce traître ?

SIEGENDORF

Il y en a deux : lequel cherchez-vous ?

ULRIC

Cessons ces disco .rs. Il faut qu'on le trouve. Vous no l'avez pas laissé s'échapper...?

500 WERNER

SIEGENDORF

11 est parti !

Grâce à vous?

ULRIG.

SIEGENDORF

Je n'ai pas hésité à lui prêter secours.

ULRIC

En ce cas , adieu. ( Ulric va sortir. )

SIEGENDORF

Arrête! je l'ordonne... je t'en prie... je l'implore! OUlric, me laisseras- tu '^

ULRIC

Quoi donc ! resterai-je pour être dénoncé... traîné... peutêtre chargé de fers , et par votre faiblesse , votre demi-humanité, vos égoïstes remords, votre pitié indécise, qui sacrifie toute votre race pour faire profiter un misérable de votre ruine ! Non , comte , désormais vous n'avez plus de fils.

SIEGENDORF

Je n'en eus jamais ! plût au ciel que tu n'en eusses jamais porté le vain nom ! Où iras-tu ? Je ne voudrais pas te voir t'en aller sans protection.

ULRIC

Laissez-moi ce soin.. . je ne suis pas seul , ni le simple héritier de vos domaines; mille et même dix mille épées, dix mille cœurs sont à moi.

SIEGENDORF

Les bandits de la forêt avec lesquels le Hongrois te vit jadis à Francfort ?

ULRIC

Oui... des hommes... qui sont dignes du nom. Allez dire à vos sénateurs qu'ils veillent bien à Prague. Leur fête pour la paix était bien précoce pour le temps... U y a plus de gens dévoués à nos drapeaux que n'en eut Walstein.

[Joséphine et Ida entrent.)

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