TOME III
k PALINGÉNÉSIE SOCIALE.
it-il tenir compte de cette p rérogative de Fépo- , qui consiste à rapprocher la zone duq[ytl
l'horizon de Thistoire.
Je déplorais naguère que la philosophie de Vico n'eût pas fait son invasion chez nous dans le siècle dernier, parceque je pense qu'elle en aurait tempéré la fougue dévastatrice ; maintenant j'exprimerai un autre regret. L'époque récente que l'on peut trouver analogue au retour d'Esdras a été marquée par Fapparition d'une haute philosophie, qui aurait dû amener les plus nohles, les plus fécondes discussions : malheureusement elle s'est revêtue de formes réactionnaires, et imprimait un mouvement de rétroactivité. Pendant qu'elle gouvernait de certains esprits avec trop de violence, elle enivrait les autres d'amertumes : celle de Vico aurait apaisé les partis ex- ^ trêmes. Singulière destinée que celle de cet homme ! Lui qui fut si intuitif, il sort du tombeau lorsqu'il n'a plus rien à enseigner ; lui qui avait tant la faculté dé prévision, et qui la consuma toute dans l'étude 'du passé, ne reparait que lorsqu'il n'a plus rien à prédire.
S'il était permis de parler de soi, j'oserais dire, à ce sujet, que la philosophie ébauchée dans l'Essai sur les Institutions sociales aurait pu aussi avoir quelque utilité ; c'était , comme la charte , un traité d'alliançe^ntre le passé et l'avenir. Mais le combat