TROISIÈME PARTIE
même depuis son origine jusqu'à présent; il le sera jusqu a la fin. Ses facultés ne sont point successives. Ce qu'il est, il Ta toujours été, il le sera toujours.
Le point de départ de la perfectibilité, c'est le dogme de la déchéance et de la réhabilitation, comme ce même dogme est la raison des initiations progressives, chaque initiation à la condition de l'épreuve, et l'épreuve toujours sous forme d'expiation.
Ainsi se trouvent expliqués à-la-fois les temps historiques et les temps mythiques. '^^
Ainsi l'essence humaine n'a pas besoin de se dégager d'une essence inférieure , pour parvenir à être ce qu'elle est : l'évolution de la race humaine est en elle-même. Ceci n'est pour répondre ni à mon ancien contradicteur ni à M. Cousin , mais pour faire comprendre que la simple voie du développement, sur-tout avec l'idée d'unité d'organisation, nous conduirait à une solution que nous ne pouvons admettre.
Il s'agissait donc de bien préciser le point de départ de la perfectibilité : or ce point de départ est formellement marqué dans la Genèse, expression des traditions générales du genre humain.
Les facultés sont diverses, et diversement réparties; c'est cette diversité de répaitition qui fît les castes et les classes, et les peuples et les langues.
34f PALINGÉNÉSIE SOCIALE.
Le christianisme a levé la barrière qui tenait séparés et les castes et les classes , et les peuples et les langues.
La diversité reste, mais Tinitiation est ouverte à tous.
Je termine ici , non que j'aie atteint le but de ces
prolégomènes, mais parceque d\^utres considéra-
^ tions générales doivent être préparées par la suite
de la Palingénésie sociale.