‹ Œuvres de M. Ballanche (volume 2)Chapitre 174 sur 180 · TOME III · texte numérisé non relu

TOME III

L'homme doit s'étudier. L'homme public doit chercher dans l 'inst inct de son tempsT apensée i nti me c{u i fait afflr ce temps.

Atou^J^SLépogues^l y a une é nigme à devin er, un nœud à dénouer, un problème à résoudre.

Les CIÉ3ipë7'1ëS 'i5îbyltesr,'''lër]£roph^^ voyants^ sont toujours des personnages rares : quelquefois on ne veut point écouter- leurs discours, sans parler des Alexandre qui tranchent par Fépée.

Chacun est un être palingénésique qui ignore sa transformation actuelle, et même ses transformations précédentes.

Un temps s'ignore, car la loi générale qui régit tous les temps est une loi qui respecte la liberté humaine : ainsi le bien et le mal faits par les hommes peuvent leur être attribués.

Les effets et les causes s'enchaînent. Rien n'est produit subitement. Dieu n'a pas pu vouloir remonter à chaque instant le ressort de l'univers. Il a fait des lois qui le gouvernent incessamment: ceci est vrai au moral comme au physique.

L'idolâtrie consiste à se faire des objectif, comme appui à l'intelligence qui en manque.

Les prêtres mythographes voyaient un objectif symbolique.

Les prophètes voyaient un objectif réel.

Les traditions générales sont un objectif réel pour le genre humain.

L'intelligence cherche donc un objectif.

Les dogmes et les mystères sont un objectif inaccessible à l'esprit, quant à présent; il faut les prendre pour objectifs inaccessibles et inexplicables, dans l'état actuel de l'intelligence humaine.

L'époptisme est la découverte de cet objectif; mais il ne l'explique pas , il le montre.

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