TOME III
i46 PALINGÉNÉSIE SOCIALE.
raient que la mytholoffie est Thistoire mêmey mais l'histoire d 'une époque primitive . Taurai donc à montrer sans cesse comment s'opère, dans les réalités intellectuelles, la transformation du fait mythique en fait historique, et du fait historique en fait mythique; car tout est fortement tissu dans la trame des destinées générales du genre humain ; et voilà ce qui explique pourquoi le premier germe de l'histoire romaine s'est trouvé tout naturellement dans la poésie d'Orphée.
J'ai fait connaître ce que je pense sur le génie de Virgile, sur le genre d'inspiration qui lui fut départi ; j'aurais beaucoup de choses à ajouter, qui se trouveront ailleurs. Qu'il me suffise quant à présent de répéter que ce grand poëte fut l'historien de la cité , comme TiteLive fut l'historien de la ville ; seulement ils sont venus l'un et l'autre bien tard recueillir pour la première fois des traditions. Aussi Virgile ne parle-t-il que d'un léger souffle de renommée; et c'est en son nom qu'il chante.
Le résumé d'histoire romaine qui m^ sert de formule générale se compose d'une série de £iits à peine aperçus dans les histoires écrites par les auteurs latins eux-mêmes, et par les auteurs grecs qui ont consacré leur vie à cette étude , parceque trop livrés au soin de débrouiller d'anciennes traditions ou d'obscures annales pour y chercher des évène-