‹ Œuvres de M. Ballanche (volume 2)Chapitre 74 sur 180 · DEUXIÈME PARTIE. i6i · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. i6i

au lieu d'emprunter Fappui vacillant des faits particuliers , toujours susceptibles , plus ou moins , d'être discutés. Je dépouillerai donc le fait général de la forme qu'il a reçue j et Te jcEe r çEerai à le faire se manifester lui-même dans toute sa netteté philosophique.

Varron, le plus savant des Romains, est le créateur dé la science philologique; et la perte de ses ouvrages est une perte irréparable. Il avait voulu écrire l'histoire du peuple romain comme on fait l'histoire d'un homme. J'ose dire qu'à présent une telle histoire est plus facile qu'au temps même de Varron. Elle est plus facile s^r-tout pour nous qui avons assisté à toute la révolution fran<jaise, pârceque cette révolution , si fertile en enseignements de tous genres , est un cours complet en action. C'est l'histoire de plusieurs siècles , c'est l'histoire de tout un empire , c'est même l'histoire du genre humain jusqu'à nos jours, avec ses phases les plus diverses; et cette histoire est resserrée dans i'espace de quelques années. On en sera bien convaincu.

Il est une autre perte que nous devons déplorer. Claude, qui fut un si méchant empereur, et, à ce qu'il paraît, un écrivain de mérite, avait composé une histoire de la vieille Étrurie. Pour faire sentir l'importance des traditions étrusques , relativement à la chose romaine, il suffit de se rappeler quellesir

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