DEUXIÈME PARTIE
lje$ étate antérieurs de la sociâjé, ëtata oà une partie de Fe^éce humaine était dans des liens si durs, ces états entraient aussi dans les vues de la Providence. Les hommes qui naissent au sein de ces sortes d'organisation sociale sont soumis à une autre forme d'ei^piation , et sans doute cette £ofnne fut nécessaire en son temps. C'est la même nécessité ^i nous impose le devoir de bâtir une ville nouvelle. Les apôtres parlent sans cesse de cette ancienne loi qui fut gravée sur la pierre. Il en est de même des peuples encore bar))ares. Il en est de même du fléau de la guerre. Il en est de même des innocents persécutés ou tués. Il en est de même des individus qui gémissent sous le poids d'une exclusion sociale ou d'un préjugé qui les domine eux-mêmes. Il en est de même des mérites méconnus. U çn est de même de toutes les injustices légales ou illégales. Il en est de même des calamités de tout genre qui pèsent sur quelques uns, ou sur des multitudes. Ce sont toujours des épreuves ou des expiations : à la fin tout se retrouvera ; rien ne se perd dans le sein de Dieu. Je vois toujours le perfectionnement social contrarié par ceux qui devraient le diriger, ou le hâter : c'est sans doute ui^e des conditions de la société ; et sou-^ venons-nous que la société a été imposée à l'homme
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après la déchéance , après le meurtre de la grande victime dont nous devons recomposer letre, pour parler le langage déjà employé au commencement de cet écrit. Que sais-je si ce moment-ci ne sera pas signalé par une . nouvelle expérience du cours naturel des choses entravé par les pouvoirs destinés à le protéger? Qui sait si les gouvernements ne finiront pas par ajourner, pour un temps , les développements actuels de Fesprit humain? Nous croyons qu ils manquent à leur mission ; ils ne font peut-être qu obéir à une autre mission que nous ignorons^ celle d'enchaîner le nouveau Prométhée. Les patriciats divers ont toujours prolongé les épreuves; c'est sans doute en vertu d'une loi universelle. Ce serait alors en vertu de cette loi que Dioclétien dut éprouver les chrétiens; et, lorsque le monde fut chrétien, Constantin proclama la foi du monde. Ainsi, même dans les choses religieuses, il faut que l'homme lutte contre la destinée : il faut qu'il paie d'un grand prix la croyance et la liberté ; et le prix dont il a acheté la foi chrétienne, l'émancipation évangélique, prouve toute l'étendue du bienfait. Que savons-nous si maintenant les peuples sont assez préparés à ce nouveau développement du christianisme? Savons-nous s'ils ont assez compris que c'était au christianisme, c'est-à-dire à la Providence de Dieu , qu'il fallait s'adresser, et sur-tout