TOME ni
5o PALINGÉNÉSIE SOCIALE.
consigner en même temps les motifs lëj^^itimes de nos espérances à cet ég^ard , et sur-tout assigner les bornes quil nous sera toujours impossible de franchir : tout cela serait peu conciliable avec le cadre de considérations aussi générales que celles-ci, et avec mes propres ignorances que je n'hésite point à confesser. Au reste, les différents travaux que de telles investigations rendent si nécessaires pourraient être fort facilités par une discussion approfondie et lumineuse des documents qui nous sont parvenus sur les premiers siècles de notre ère, et dont le nombre est beaucoup plus grand qu'on ne croit; il serait temps aussi de ne pas s'en tenir uni- ([uement aux traditions latines et grecques ; nous ne devons pas non plus perdre de vue que c'est de rOrient que partit la lumière, à l'origine, et que cest encore dans le vieil Orient qu'il faut aller la rechercher. Les traditions grecques, nous le savons assez , ne sont que des transformations ; par consé- ((uent elles ne sont point originales ; de plus , après avoir passé par les enchantements de la poésie et des arts, elles n'avaient pas attendu l'époque florissante d'Alexandrie pour être fortement ébranlées, puisque déjà elles avaient successivement subi les discussions des philosophes , les dénudations et les sarcasmes des sophistes. Quant aux traditions sur lesquelles le christianisme a voulu être enté, celles-là