‹ Œuvres de M. Ballanche (volume 4)Chapitre 67 sur 172 · TOME I · texte numérisé non relu

TOME I

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raient que la mythologie est Thistoire même, mais l'histoire d'une époque primitive. J'aurai donc à montrer sans cesse comment s opère, dans les réalités intellectuelles, la transformation du fait mythique en fait historique, et du fait historique en fait mythique; car tout est fortement tissu dans la trame des destinées générales du genre humain; et voilà ce qui explique pourquoi le premier germe de rhistoire romaine s'est trouvé tout naturellement dans la poésie d'Orphée.

J'ai fait connaître ce que je pense sur le génie de Virgile, sur le genre d'inspiration qui lui fut départi ; j'aurais beaucoup de choses à ajouter, qui se trouveront ailleurs. Qu'il me suffise quant à présent de répéter que ce grand poëte fut l'historien de la cité , comme Tite-Live fut l'historien de la ville; seulement ils sont venus l'un et l'autre bien tard recueillir pour la première fois des traditions. Aussi Virgile ne parle-t-il que d'un léger souffle de renommée; et c'est en son nom qu'il chante.

Le résumé d'histoire romaine qui me sert de formule générale se compose d'une série de faits à peine aperçus dans les histoires écrites par les auteurs latins eux-mêmes, et par les auteurs grecs qui ont consacré leur vie à cette étude, parceque trop livrés au soin de débrouiller d'anciennes traditions ou d'obscures annales pour y chercher des événe-

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