‹ Œuvres de M. BallancheChapitre 52 sur 86 · TOME V. aî · texte numérisé non relu

TOME V. aî

u pain sera donc une nourriture , et la forme u qu*i\ recevra, un symbole. »

u Après avoir demeuré une partie du jour «sur la colline des merveilles, écoutant altt ternativement les préceptes et les chants «des muses, je descendis tenant Orphée par u la main. Les peuples se prosternèrent à nos u pi^ds. Lui, le héros pacifique, fit entendre «quelques accords harmonieux; puis, déta- « chant le léçer et riche tissu de soie et d'or u qui flottait autour de la lyre civilisatrice, il « en fit le bandeau royal dont il ceignit ma « téte\ dont il entoura mon front. U me salua « roi des Odrysiens, et les peuples à leur tour « me saluèrent de leurs acclamations.

« Cependant Fincendie continuait ses ra- « vages{dans la foret. Mille cris confus, mille « gémissements plaintifs en sortaient à-la-lbis. « Ne vous inquiétez point, disait avec calme « le divin Orphée. Parmi tous ces cris, parmi « tous ces gémissements, nous ne distinguons « aucune voix humaine. J*en jure la puissance «qui m'est donnée, nul de nos semblables « n'est dans la détresse en ce moment» Qu'imu porte donc que les bétes féroces soient sans « tanières? Il faut que le domaine de Phomme

Page 1