‹ Œuvres de M. de Bonald (volume 3)Chapitre 16 sur 144 · DE L'ÉTAT DE PAIX · texte numérisé non relu

DE L'ÉTAT DE PAIX

La guerre ne pouvant avoir d'autre terme que la paix, l'humanité commande de l'accélérer, il doit être permis, même au fort de la guerre, à tous envoyés ou messagers de paix de passer et repasser librement à travers les pays occupés par les armées; et toute cessation d'hostilités par armistice, trêve ou capitulation, cartel d'échange, convention préliminaire ou définitive, doit être religieusement exécutée.

La cessation de la guerre entre deux nations les fait rentrer dans l'ordre général des relations pacifiques, qui avait été suspendu par les hostilités réciproques, et quelquefois dans un ordre particulier d'alliance offensive et défensive.

Les ambassadeurs et envoyés des puissances étrangères doivent, en se conformant aux lois, jouir auprès de la nation où ils résident, des honneurs attachés au caractère public dont ils sont revêtus, et auquel la guerre même ne peu! porter atteinte \

1 Les Turcsseuls, en Europe, renferment jusqu'à la paix les envoyésdes puissances avec lesquelles ils sont en guerre. L'usage, qui s'est introduit un

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