‹ Œuvres de M. de Bonald (volume 3)Chapitre 18 sur 144 · DES TRAITÉS ENTRE LES NATIONS · texte numérisé non relu

DES TRAITÉS ENTRE LES NATIONS

Cette partie de la législation du droit des gens, soumise à l'influence de circonstances particulières, ne peut être réglée par des considérations générales. Elle est toute comprise dans les traités eux-mêmes, véritables lois entre les nations jusqu'à révocation expresse ; lois passagères et variables, si elles ont été imposées par la violence contre l'ordre naturel, politique et religieux de sociétés ; lois durables, si cet ordre naturel a été respecté par la modération, qu'on peut appeler la sagesse de la force (a).

Les puissances chrétiennes commencent leurs traités d'alliance et de paix par une formule religieuse qui les met sous la protection de l'Etre trois fois saint, présent aux conventions solennelles des peuples, comme aux pensées intimes des hommes : usage vénérable, aveu de foi et hommage envers la Divinité, et le seul acte public de religion que puissent faire les peuples réunis en un corps.

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