‹ Œuvres de M. et Mme Favart; leur vieChapitre 18 sur 88 · NICETTE. L'ÉVEILLÉ. FINETTE · texte numérisé non relu

NICETTE. L'ÉVEILLÉ. FINETTE

lÉVElU.É.

Queu délice, Finette! dans une heure je serons mari et femme.

Air : Diversité flatte le goût.

Tu ne Feras plus le dragon, Belle brunelte, si ma bouche Vole un baiser sur ton menton, Ou sur ton petit bec mignon, (H veut embrasser Finette, elle le repousse.) FINETTE.

Tout doux !

l'Éveillé.

Quelle mouche Te pique donc ?

Tu fais la mitouchc Hors de saison ; Mais je touche. Biauté farouche, Au moment d'en avoir ntison.

»iS KAVA15T.

FINETTR.

Nous verrons ça, patienco !

l'kveILLK rontinue.

Tatigué, qu'aile a l'œil fripon!

Aile animerait eune souche ; Auprès d'aile, jarnicolon !

J'ai de l'esprit comme un démon.

NICETTE, sortant de sa rêverie.

On parle d'esprit. Écoutons.

FINETTE

Pour moi, j'en ons eu dès que je t'ai vu, et bien fin à présent qui m'attraperait.

l'éveillé.

Te souvient-il de la première fois que je te rencontris ?

FI^ETTE

Oh! que oui.

NICETTE

Je vais savoir comment l'esprit leur est venu. l'éveillé.

Air : Et la belle le trouva bon.

Me promenant à l'écart,

Un jour au fond d'un bocage,

Je l'avisis, par hasard, A l'abri d'un épais feuillage,

Tu dormais tranquillement.

FINETTE

Oh ! vraiment, j'en faisais semblant.

NICETTE

Fort bien !

l'éveillé.

Même Am.

Que ton air était charnniit!

J'admire d'une eacbetlo,

LA CIlKUCIlliUSE D'ESl'lUi. <iî>

J'approche enfin doucement, El je baise ta main blanchetle;

Tu t'éveilles en le fâchant.

FINETTE

Oh ! vraiment, j'en faisais semblant.

Mais pendant que tu rappelles le passé, tu ne songes pas au présent.

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