‹ Œuvres de M. J. ChénierChapitre 225 sur 236 · LES PRÉCÉDENS, L'ABBÉ, DORIMON · texte numérisé non relu

LES PRÉCÉDENS, L'ABBÉ, DORIMON

LA VIO AME.

C'est vous, mon cher Abbé ? Mais qu'êtes-vous donc devenu ? Si l'on n'avait pas la consolation de vous lire, on ne vous pardonnerait pas d'être si négligent. Bonjour, monsieur Dorimon. Je ne vous fais pas de querelle à vous : j'aurais cependant de grands reproches à vous faire.

DO Ri MON.

Lu Marquise m'a rassuré, Madame, et m'a dit qu elle solliciterait pour moi votre indulgeiiee.

LA BBr.

Vous savez, Madame, le pénible emploi dont je suis chargé.

LA VIDA M F

(Jui : je serais même tenté de vous plaindre, si vous vous en acquittiez avec moins d'honneur. Mais je brûlais de causer avec vous : dites -moi bien vite, bien vite, mon cher Abbé, si vous avez vu la tragédie de

Charles IX.

l'abbé.

Hélas! Madame, vous savez que je suis condamné à tout voir; mais heureusement je me dispense d'admirer : iVil adinirari. C'était la devise d'Horace, et c'est la mienne.

DOPvIM ON.

J'entends : monsieur l'Abbé a placé sur lui-même toute son admiration, à fonds perdu.

la. VI dame.

Un peu d'orgueil ne messied pas à un homme de mérite. Celui de l'Abbé serait d'ailleurs très -excusable par tous les honneurs qu'on s'est empressé de rendre à ses talens. Vous avez pu voir, au Salon, le l)Ubte de marbre qui lui a été consacré par un de nos Ijius liahiles artistes.

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