SCENE III
SOLIMAN, AZÉMIRE, ISMÈNE, Gardes.
SOLIMAN
Madame, enfin le ciel vous ramène un guerrier Formidable aux chrétiens, un Soudan qui vous aime. Et qui de vous venger fait sa gloire suprême. J'avoûrai cependant que je suis confondu De tout ce qu'en ces lieux j'ai d'abord entendu. Madame, on vous insulte : on prétend qu'une reine. Et si digne du trône, et si jeune, et si vaine. De ses longues fiertés interrompant le cours, Nourrit tranquillement de perfides amours ; Que vous avez trahi votre loi, votre gloire. A ces feux criminels je n'ai point osé croire. Pour lire dans nos cœurs, les peuples curieux Interrogent sans cesse et nos pas et nos yeux ,