SCÈNE III
Les mêmes, AZÉMIRE, ISMÈNE.
AZÉMIRE
Nos destins sont heureux , cessez de les troubler ; A me trahir, Seigneur, cessez de le contraindre; Et respectez des feux que rien ne peut éteindre. Si de vos compagnons j'ai rompu les liens. Allez, portez vos pas vers le camp des chrétiens: J'y consens; mais enfin puis-je, sans quelque peine, Voir sitôt mes bienfaits payés de votre haine ? Ah ! du moins vous savez que Turenne aujourd'hui N'est plus à mon amour arraché malgré lui; Qu'il ne peut aux chrétiens sacrifier sa flamme.