LES RÉFUGIÉS
duire en cour d'assises un Montmorency, sous prétexte d*avoir voulu faire une révolution en vendant des plâtres, doit avoir le bon goût de faire garder un Bourbon par des moucbards ; il est conséquent avec lui-même, mais il ne fait honneur ni à la politique qu'il professe ni au pays qu'il est chargé de représenter. {Rumeurs.)
M. LE MINISTRE DE l'intéhieuh. Jc uc vcux répoudro que quelques mots à M. le comte de Montalembert.
Je conçois que M. de Montalembert blâme la captivité de don Carlos, si tant est que ce soit une captivité, ce que je n'admets pas, car don Carlos est libre à Bourges, à la condition de ne pas franchir certaines limites; mais ceux qui croient qu'il est d'un grand intérêt pour la France de ne pas permettre à don Carlos de servir de jouet aux ambitieux qui chercheraient à troubler l'Espagne ne peuvent partager son avis.
Don Carlos doit rester à Bourges; le gouvernement tient à ^ee qu'il ne puisse pas s'éloigner de Bourges et recommencer là guerre civile en Espagne. Cependant il est libre, il peut s*écarter de sa résidence à une certaine distance.
Quel moyen voulez-vous qu'on emploie pour s'assurer que don Carlos ne quittera pas sa résidence pour aller troubler l'Espagne, si nous n'avons pas recours à des moyens de police? D est impossible de faire autrement. A défaut de détention matérielle qui donnerait plus de garanties, mais qui aurait l'inconvénient de compromettre jusqu'à un certain point le Gouvernement, il faut bien employer la surveillance.
Il est donc nécessaire de recourir aux moyens de police dont vient de parler M. de Montalembert. Quant aux autres faits, quant aux poursuites devant la police correctionnelle exercées contre M. le prince de Robecq, pour avoir vendu »