‹ Œuvres de M. Victor Cousin: 5. sér. Instruction publiqueChapitre 2 sur 52 · X AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

X AVANT-PROPOS

dans ces trois volumes : je n'ai pas même besoin de les rappeler.

Je n'ai pas besoin davantage de répéter que, loin de repousser les réformes^ue le progrès du temps a rendues nécessaires dans l'université, je suis le premier à invoquer ces réformes, pourvu que les principes de l'université subsistent, car ce sont ceux de la révolution française appliqués à l'éducation d'un grand peuple; et contre ces principes nulle réaction ne prévaudra. L'empire du monde leur a été promis. Ils sont au^i certains que la géométrie, aussi évidents que la lumière du soleil. Malheur à qui ne les aperçoit pas, leur résiste ou les abandonne!

Cette cinquième et dernière série de mes ouvrages, relative à l'instruction publique, est par cela mépie naturellement dédiée à l'université. Je la lui offre, comme un témoignage de ma fidélité dans les dangers qui la menacent. Je ne l'ai jamais flattée, mais Dieu sait qu'elle est dans mon cœur à côté de la révolution franç^aise et de la philosophie. Je me suis donné librement à elle en 1810, et l'ai préférée, faible encore et à sa naissance, aux plus solides et aux plus brillantes carrières que m'ouvrait la munificence impériale ^ Je l'ai servie pendant quarante années. J'ai partagé ses bons et ses mauvais jours. J'ai

' Uq décret impérial permettait à quiconque avait remporté le prix d'honneur dans le concours des lycées de Paris, d'entrer au conseil d'Etat, sans justifier d'aucune autre condition.

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