L'ALOUETTE ET-SES PETITS
A.V sortir de la coquç, on rit de la prudence^ Je ne re&onnois plus aujourd'hui Iqs enfans : Ils ce moquent de toift ,tnême de leurs parens^,
De leurs conseils , de leur ^expérience :
Mère alouette un jour exprimoit en ces mots Les torts de ses petits , leurs indiscrets propos» Elle disoit souvent: Famille voloiftaire Causera son malheur et celui de sa mère.
Voyez ce» étourdis, vouloir manger les gr«ins Qu'un perfide oiseleur rép^d sur ces chemins \, Je connais , mes enfans , mieux que vous cet usagtf . Destrticteur de tous les oise&ux : # ' ^ .
Restons tachés aux creux de nps ornkeaux j Cest là , mes thers aijpis ,'le paj'tile plus sage. Par cette affreuse neîg^ il faiit rester *chez nous;
Elle fonÂlrt^, f air «JeviendM. plus doux , Sîins redouter le traître et ses fti^j^este* coups .
r^ous quitteiona l'asilg^ du bocage, •
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Mais la neige et les noirs frimas Sont, disoient les petits, un temps de bonne chère; En becquetant ce blé , nous reviendrons plus gras : On le sème à dessein, dit-on , et pour nous plaire» I*a mère parle encor de réseawc et d'appâts :"
Les ingrats ne Fécoutoient guère, £nfin la troupe indocile partit, Gaixnent chercha, trouva ce maudit coin déterre Où savourant des grains, aux lacs elle se prit. On se dësoie alors, tendre mère on r^rette;* C est en vain que chacun l'appelle par ses dris , Et tous disoient entr'«ux: Hélas! elle répète, •
Ces chers enfans , mes pauvres fils,
Seroient encor dans^a «retcaite.
S'ils n'avoient pas dédaigné mes avis, ^
* FABliE XCIV* • .
XE JEUNE IJOMME ET LE VlÈfel^RlX
N jeune homme rovof^buvent Héver, se prq^ener dans la plaine , aubocag(?.
Vieux philosophe , hàhitai^t au vfUage» ,* Et luitrouvoit toy^jours l'air serein et content.* Bon vieillard, lui dit-il, un jour enrabordanfr.
Vous paroissez heureux.^utant que sage ;
Pour être ainsi , comment avez-vdUs fait ?
Oh ? puissé-je jouir de ce double avantage !" De vos jours, répond-il , faites un bon usagé : Bien partager le temps /ce Fut-là mon ««crèt.
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J'appris k vivre en ma jeunesse; Des vices , des excès je sus me garantir , £t maintenant dans ma vieiUesse , SSns peine ^'appr^nds à mourir.