DE MALLEPAYE ET DE BAILLEVANT
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m. Hée ! monsieur de Baille vaut? b. Quoy
De neuf? m. On nous tient en aboy ,
Comme despourveux , malureux.
b. Si j'avoye autant que je doy ; 5 Sang bieu ! je seroye chez le Roy ,
Un page après moy : m. Voire deux.
b. Nous sommes francs; m. A aventureux.
b. Riches ; m. Bien aisés, b. Plantureux;
m. Voire , de souhais : b. Cest assez.
io m. Gentilz hommes, b. Hardis; M. Et preux :
b. ParThuys. m. Du joly souffreteux
Héritiers. b. v De gaiges cassez.
* Bail levant. Qui donne du vent , des paroles au Heu d'argent à ses créanciers. Mallepaye. Qui paye mal.
(a) On nous tient. On pense que nous sommes dans le besoin.
(8 et 9) Plantureux. Bien fournis. — Oui, de souhaits.
(11) Par l*huys. Quand nous sommes derrière la porte. — Du joly* Héritiers du gentilhomme gueux.
( 44°) m. Nous sommes puis troys ans passez,
Si mainces; b. Si mal compassez.
i5 m. Si simples; i. ligiers conjme vent.
m. Si esbaudiz. b. Si mal tapiz.
m- De donner pour Dkw , dispensez ,
Car nous jeusnons assez souvent.
20 b. pée çopnsieur de Mallepaye
Qui peult trouver, soubz quelque amant,
Deux ou troys raille escus : quel proye !
M. Nous ferions bruyt. b. Toutalesment.
M. Le quartier en vault l'arpent, 25 B. Pardieu! monsieur deMalIepaye.
m. J'escriptz contre ces murs. b. Je raye,
Puis de charbon et puis de croye.
m. Je raille, b. Je fays chère à tous.
M. Nous avons beau coucher en raye , 3o L'oreille au vent , la gucllc baye ,
On ne feict point porchatz de nous.
b. Hélas, seront nous jamais soulx.
m. Il ne fault que deux ou troys coups ,
(i4) Si mat compassez. Si mal habiles.
(16) Esbaudiz, Si gais. — Si mal logez. — 11 manque un vers. (ai) Soubs quelque amant* Sous quelque tas de pierres. ('26) Je raye. Je raie tantôt avec , etc.
(28) Je raille. Je plaisante. Je fays chère. Je fais la mine à (ont le monde , c'est-à-dire je suis triste avec tous. (39) Coucher en raye. Aux rayons du soleil.
(3o) La guette baye. Bouche béante, ouverte.
(5.i) Porchatz. Estime , cas.
.(44* ) Pcmr n#us rçqwiftar. *. DrOiofe ;
M.Drute; b. Ppu*.
35 m. Pqw firii*g*jei\ b. Pqui? porter te houx.
m. (Jçrçs, : b. A dnjQ dont venez vous ?
m. Franc?. $. Fiw. M* Froiciz. b. Fors. m.
Go^ns. 9* Gro*. m, Escreux*
b. Et si p'^vçns nuk biens a creux.
m. Non$ dehvçffts. Br Q© nous doibt ; m.
4 o b. Entretenue ; % Comme' pour creux.
b. Jurons sang, bien* &cms. serons creux.
Arrière pi ettoi^s <fc village.
m. Ne sqis-je pas, beau personoaige l
Br Xay tça^n de seigneur : m. Pas de saige.
45 b. Ressourdant , comme bel alain.
m. Pathclin en main , djio raige.
b. Et par la mort bieu » c'est dosnmaige
Que ne mettons vUJ&ins ea ron.
M; Hee cinq çeqs esçusÏB* C'est egrun.
(35) Poun fringue*. Pour noua rendre fringant et nous faire.
(36) Gens» Pour faûç de nous des, hommes.
(37) Es creux. Bien développés , biça faits,.,
(38) Et. Et cependant nous n'avions rien acquis , gagné. (4.0 et 40 Le premier creux est pour vide t le second pour cru.
(44) ?**• Démarche.
(4£) Rcssourdant. Revenant.
(45) Çue. C'est désagréable qu'on ne tienne pas compte de nous.
(4g)JftB» H£i si: notts. avions. 5oo écus. C'est egr un. C'est pénible. Ces mots, font suite aux deux vers. qui précèdent.
5o M. Quant j'en ay j'en offre à chascun ,
Et suis bien aise quant j'en preste.
b. Mes rentes sont sut le commun ,
Mais povres gens n'en ont pas ung ,
J'y romproye pour néant la teste.
55 m. S'il poYoyt venir quelque enqueste ,
Quelque mandement ou requeste,
Ou quelque bonne commission.
B. Mais en quelque banquet honneste -
Faire acroite à cest ou à ceste , 60 . La pramatique sanction.
m. Et si elle y croit? B. Promision.
m. Si elle promect ? b: Monicion.
m. Si on l'admoneste ? b. Qu'on marchande.
M. Si on faict marché P B. Fruiction.
65 m. Se on fruict ? b. La pétition ,
En forme de belle demande
D'ung beau cent escus. m. Quelle viande!
B. Qui l'auroit quant on la demande !
On fcroit. m. Quoy? b. Feu:M. S. Jehan voire. 70 b. On tauxeroit bien grosse admende
Sur le faict de ceste demande ,
Se j'en quictoye le pétitoire.
(5 7) Sur le commun. Sur le peupjie, ce qui est cause que je sois mal payé.
(59) A cest. Si je pouvois faire croire à celui-ci ou à celle-là -qu'eu vertu de la pragmatique-sanction je puis donner des bénéfices.
m. Quel bien ! b. Quel heur ! m. Quel accessoire!
b. Je me raffroichiz la mémoire 7 5 Quant il m'en souvient, m. Quel plaisir !
b. Son nous bailloit, par inventaire ,
Deux mil escuz en une armoire ,
Hz n'auroient garde d'y moysir.
M. Qui peult prendre! b. Qui peult choisir!
8o M. Gaigner! b. Espargner ! m. Se saisir !
Nous serions par tout bien venu.
b. Un g songe, m. Mais quel? b. De plaisir.
M. Nous prendrons si bien le loisir
De compter ne sçay quantz esçuz.
85 b. Nous sommes bien entretenus ;
m. Aymez ; b Portez ; m. Et soustenuz.
b. De noz parens : m. De bonne race :
b. Rentes assez et revenuz :
Et s'aprésent n'en avons nulz , 90 Ce n'est que malheur qui nous chasse.
m. Je n'en faix compte, b. Se reimasse. .
m. Je voile par coups, b. Je tracasse
Puis au poil /et puis à la plume.
m. Je gaudis , et si je rimasse ?
g5 Que voulez vous , il ne tient qu'ad ce
Que je ne l'ay pas de coustume.
(j4) Je me. Mon esprit est soulagé , je jouis lorsque , etc.
(79) Q Ui * Heureux celui qui, etc.
(93) Je tracasse. Je vais chasser tantôt , etc.
B. D'honneur assez. M. €hascun en hume,
b. Je destains le feu. m. Je rallume.
b. Je mesbas. m. Je passe mon doei!. 100 b. Le plu» souvent quant je me famé, * Je battoroy'e comme fert d'enclume ,
Si je ne me trouvoye tout sen).
m. Je ris. b. Je bave sur mon seuil.
M. Je donne à quelqu'un un g gtnn dœfl.
i o5 B. Je m esbas à je ne sçay quoj.
m. J'entretiens, b. Je faiz bel a eue il.
M. On me fait tout ce que je Teuii,
Quant noua sommes mon p-aige et moy.
B. Je ne demande qu'avoir; M. Quoy?
1 1 o b. Belle amye , et vivre à requoy ,
Faire toujours bonne entreprise ,
Belles* armes -, loyal au Roy.
M. Mais , trois poulie remparts en à boy,
Pour le gibier de la chemise.
1 1 5 b. Je porteroye pour ma devise
La marguerite en op assise ,
mtt
(98) Je destains. J'éteins le fea.
(99) Je m' es bas. Je me divertît*. Je posa* mon, deuil. Et moi. je dissipe, mes ennemis..
(100) Le plus souvenu Ea plupart du temps quand fe suis contrarié. (io3) Seuil. Seuil de ma porto.
(io4) Ung guin a" œil. Un clin , un coup-d'œil. Dueil était uoe-faut* du copiste , je l'ai corrigée.
(110) Vivre à reqnoy. Dans la Retraite ; en paix. (11 3) Mais. Pins, etc.
Et le houlx par tout estandu.
m. Vostre cry , quel ? ». Nouvelle guise.
m. Riens en recepte , tout ea mise , 120 Et toute somme, item perdu.
B. Je vous feroye , au résidu ,
Ung gorgias sur le hault verd f
Le bel estomac d'alouette ,
m. Robbe ? b. De gris blanc , gris perdu.
1 25 m. Bien emprunté et mal rendu :
B. Payé d'une belle esftiquette.
m. Puis la chaîne d'dr r la baguette ,
Le latz de soye , la cornette ?
b. De velours, m. C'est bel afftquet.
i3o b. Quant nou5 aurions fait nostre empiète ,
La porte serait bien estroicte
Se ne passions jusqu'au ticquet.
M. Nectetet; b. Gorgias ; m. Friquet :
b. De vert. m. Tousjours quelque bouquet.
i35 b. Selon la satbon de l'année.
M. Et de paige ? ». Quelque naquet.
M. S'il vient basait en ung banquet.
( 1 a 1 ) Je voug feroy* i* ve«i ferai» avec le resta, (i aa) Gorgias. Un gorgeret da plus beaa Ter*. (i*3) La beL Imitât focoa de *e*c.
(i3i) La porte. Nous ne serions refusés dans auemfc maisonv (i53) NecUkL, gopffut* /«prêt» Eisa» mat^sofrenien*, richement élégamment.
(i36) Naquet. Jeune et jtitgafiçpp, (137) Hasard* Une bonne fortune.
( 446 ) b. Le prendre entre bont et vol ce.
m. Aux survenans? b. Chère meslée.
i4o M. Aux povres duppes ? b. La havée.
m. Et aux rustes ? b. Le jobelin.
m. Aux mignons de court ? b. L'accollée.
m. Aux gens de mesmes ? m. La risée.
b. Et aux ouvriers? B. Le pathelin.
i45 M. L'entretenir ?b. Damoiselin.
M. Et saluer ? b. Bas comme luy .
m. Et diviser? b. Mots tous nouveauk.
- Pour contenter le feraynin ,
Nous ferions plus d'ung esclin , i5o Qu'ung aultre de quinze Royaulx.
m. Hée cueurs joyculx ! b. Hée cueursloyaulx!
m. Prest! b. Prins! M. Promps! b. Preux!
m. Espéciaulx !
b. Aymez ! m. Supportez! b. Bien reçeuz !
M. Nous devrions passer aux sçeaulx i55 Envers les officiers royaulx,
(139) Aux survenans. Que ferions-nous aux arrivai». — B. Accueil indifférent.
(14.0) La Havée. La poignée de main.
(i4i) Le jobelin. Nous parlerions leur langage.
(i4*) L'aeeotUe. L'accolade.
(i43) Aux gens de mesmès. A ceux qui seraient de notre conditioe. Le sourire gracieux.
,045) L'entretenir. Nos* entretiens sur quel ton ? D'entretenir ètoil une faute.
(1 52) Bspeciaulx. D'un mérite tout particulier.
(i54) Etre employés de préférence.
( 447 ) Comme messieurs les despouryeux.
b. De côngnoissance avons assez.
M. On nous a veu si francs ; b. Si doulx.
m. Hélas cent escuz nous sont deubz.
1 60 b. Au fort si nous les eussions euz,
On ne tint plus compte de nous.
M. Nous avons faict plaisir à tous.
b. Chère à dire dont vêtiez vous.
M. Emérillonez; b. Àdvenans.
i65 m. Cent escuz et juger des coups !
On auroit beau mettre aux deux bouz
Se ne nous tenions des gaignans.
b. Nous sommes deux si beaulx gallans.
M.*Fringans; b. Bruyans; m. Ail an s; B.Parlans: 170 m. Esmeux de franche volunté.
b. Aagez de sens. m. Et jeunes d'ans.
b. Bien gays : m. Assez recréans :
b. Povres d'argent, m. Prou de santé.
b. Chascun de nous est habité :
175 m. Maison à Paris ; b. Bien monté ,
Aussi bien aux champs qu'en la ville.
m. Il y a ceste malheurté
Que de l'argent qu'avons preste ,
(i58) On nous a veu. Il y a voit veu»; j'ti corrigé.
(161) On. On auroit cessé de nous estimer si nouftles avions exigés.
(1 70) Esmeux. Porté, rempli de bonne volonté.
(17a) Bien gays. Estant d'humeur asseï gaie.
(173) Prou, Biche de santé.
Nous n'en arrons ne croix , ne pille.
1 80 b. Ou sont les cens et denx cens mille
Èsctis que hûtiS âViôrts en pille ,
Qiléàt châsctin a voit bien dû sien.
m. Au fort te nous n'eii aVdns inille ,
Nous somftièS , selôti Févatigile , i85 Des bieri heureuk du temps ariciéh.
B. J'ayttiasfcé mieolx qu'il il'en fast rien.
m. Trouvons-èti par quelque moyen.
b. Qu'en à apr&efltP tt. Jfc ne sçay.
b. Hé nng atigîh pamiett!
190 m. Art Lôfftbârt. *. tVawc \#«teieft
Pour faite à présent ung éSSây.
m, lé vis le tetfips qaè j'atâtiSsây
L'argent de chose , et adressa?
Tel et tel et tel bénéfice.
195 B. Et mat* pour moy qu*rit j> «CHfltrieflce
Monseigneur tel, et luy p®ùftïfàsse
Moy mesmtef y tdert seul , dèfl office.
m. Tétom tottpw* à t#ué propre.
M aie je érafam m fit quôy? tt, Qtfâtarice 200 Nous surprint, siééVenytfnâ riches 1 .
b. Riches! qpioy ? ceste ftattaé tisèe 7 - Pouroeté bou& tient en sa lisse.
m. C'est ce- q*i mms feict éstffc thiéhfcs.
' If r 1 1 n -il -iti ('ru 1 '1 ii ' 1 1 1 ' . It 1 ' *1 '1
(190) Art lombart. Rré dé tafcfcftt* r âë jtfîft A'oWKe*. (aoi) Cette fautee. Cette chienne de .ptttJWfett.
( 449 ) b. Nous sommes legîers ; m. Comme biches.
ao5 B. Rebondis ; m. Comme belles miches.
M. Et frayzez : m. Comme beaulx ongnons.
B. Aussi coutellez; M Comme chiche.*.*
B. Adventurcux ; M. Comme Suysses
A Nancy, sur les Bourguygnons.
210 B. Entre les gallans ; m. Compaignons.
B. Entre les gorgiâs ; m. Mignons.
B. Entre gens d'armes ; m. Courageux.
b. S' on barguigne ; m. Nous barguignons.
b. Heureulx ; m. Comme beaulx champignons, 2i5 Mis jus en ung jour ou en deux.
B.Nous sommes les adyenlureux ,
Despourveuz ; m. D'argent, b. Planteureuy.
m. De nouvelles plaisantes. B. Tant.
M. Pour servir princes ; B. Curieux. 220 m. Et pour les mignons ; b. Grarîeulx.
M. Et pour le commun ; b. Tant à tant.
(306) El frayzis. Nos fraises sont tournées.
(207) Aussi couteilez. Aussi bien tournés que des pois chiche*.
(ao8) Entre. Parmi.
(ai 3) S'on barguigne. Si on marchande*, si on hésite.
(ai5) MU jus. Coupés , cueillis. Il y a voit mit «0*, ce qui n'offrait aucun sens ; j'ai .corrigé.
(217} Planteur euœ. Bien fournis»
(si8) Tant. C'est cela. *
(919) Curieux. Empressés.
,(a*i)£f pour. Et*pôur le peuple. B. Lui rendant* ce qu'il naus prête , et rieo.dé plus. *
( 45o ) ■ h. Hée monsieur de Bailleront Quant reviendra-il le bon temps ?
B. Quant cbascun aura ses souhais ?
225 m. Cent mille escus argent content ; Sur ma foy, je seroye content Qu'on ne parlast plus que de paix.
b. Nous sommes si francs ; m. Si parfak ; b. Si sçavans ; M. Si cauz en nos faia ; 23o b. Si bien nez ; M. Si preux : B. Si hardis ; M. Saiges; B. Subtijz ; M. Advisez. B. Mais!
Faulte d'argent et les grans prcslz , m. Nous ont ung peu appaillardis .
b. Habaudonnez ; m. Comme hardis.
235 b. Requis ; m. Comme les gras mardis. b. Et fiers ; M. Comme liog be?u pet en haing. b. J'ay dueil que vieulx villains tatlays , Soient d'or et d'argent si garnis t Et mignoAS en ont tant besoing.
240 M. Nous avons froit ;. b. Chault ; M. Fain ; b. Soif; M. Soin g.
. b. Nous traccassotis ; m. Cà - t B. Là; M. Près; M. Lûing;
(939) Si eaux. Si prude ns dans notre conduite.
(a33) AppaiUardit, Rendus gueu*,
(2 34) Habamionnea. Nous sommes abandonné* Ak Cqp? me p«fonucs à craindre. v
. v 2 " ;) J 'oy du*U, Je s,uis affligé q^ des mu* n«aanf «an* hom«or orient si bien fournis lorsque , etc. • -
m. Sansprouffif ; fc.SanS Quelque adventaige M. Mais s'on flotte fctfréflit ofr au poing , Nous serions ^otrr faire , à ung coing ,
245 Nostre proûffit, daoltrny dommaige.
Avez-vous toujours Véritaige De BaiHeven ? ». Ouy. m> J'cnraigc, Qu'en Mallepayc n'a vins, blez , grains.
b. Cent franc de rente et ung fromaige ,
a5o Vous oriez dire de couraige ,
Vive le Roy ! M- Ronfflez vitlains S b. Qui & le Vent? m. Joyeulx mondains.
b. Gré de damés? m. Amoureux crains.
b. Et l'argent tpri ? m. Qui pins embource.
i55 b. Qu'esse d'entre nous courtissains ?
m. Nous prenons escus pour douzàins Franchement y et bource pour bource.
b. Ha monseigneur! bë. Sang bien! la mous te M'a trop co&é. b. Et pourqooy? m. Pour ce.
260 b. Hay ! hay ! Tout est mal compassé.
m. Gomment ? b. Ou ne jolie pins du pousse.
ikl Qni ne tire ? bL Qui? et la troussé
(a5o) Vouworitt. Vous m'èntendries dire de boB cœur. Vivo le Roi Z Dormez, canaille l
(a5a) Qui 4. Qui sont ceux qui sont favorisés da Ta fortune. (a56) Nom. Nous prenons bonnement les écus pour des tous > et la bourse pour l'étoffe.
(titfj La mo dste. Le tin,
(a6ô) Mat emhpassè. lrfal arrangé dans ce monde.
(a6i) Du pousse. Du pouce.
(4**) Autant raclt ung arcque casse.
m. Monsieur mon père eust amassé
265 Plus d'escu qu'on n'eust entassé , En ung hospital , de Termine.
B. Mais nous avons si bien sassé , Le sang bieu , que tout est passé , Qros et menu , par l'estamyne.
270 M. Si vient guerre , mort ou famine ,
Dont Dieu nous gard\ quel train, quel ' myne Ferons-nous pour gaigncr le broust ?
. b. Quant à moy, je me détermine D'entrer chez voisin et voisine ,
275 Et d'aller veoir se le pot bout
m. Mais regardons , à peu de coustz , Quel train nous viendroit raieulx à goust , Pour amasser biens et honneurs.
b. Le meilleur est prendre par tout.
280 m. De rendre ; quoy ? b. On s'en absoult. Pour cinq solz » à ces pardonneurs.
m. Allons servir quelques seigneurs.
B. Aucuns sont si petitz d'honneurs , Qu'on n'y a que peine et meschance.
285 m. Et prouffit quel ? b. Selon les eurs.
Mais entre nous fins estradeurs ,
(16a) Qmi ne tire. Pourquoi oc tires-Tous pai. — M. Pourquoi F (17a) Gaigncr te brourt. Pour aroir de quoi brouter, manger. (%j€) A peu de coutt. A peu de Craie.
( 453 ) Il nous fault esplucher la chance.
m. Servons marchans pour la pitance , Pour fructus ventris, pour la pence.
290 b. On y gaigneroit ses despens.
M. Et de fonsser ? b. Bonne asseurancè ,
Petite foy, large conscience.
Tu n'y sçcz riens et y aprens.
M. De procès quoy ? b. Si je m'y rens ,
2g5 Je veulx estre mis sur les rencs , Sïlz ont argent , si je n'en crôcque.
M. Quelz gens sont-ce? b. Gros marchesens, Qui se font bien servir des gens , Mais de payer quérez qui bloque.
3oo m. Officiers quoy ? c'est toute mocque , ITung pourchasse , l'autre desroque Et semble que tout soit pour eulx.
b. Laissons-les là. m. Ho ! je n'y tocque, Il n'est point de pire défroque ,
3o5 Que de malheur à malheureux.
B. Pour despourveuz , adventureux
(391) Et de fonsser. Et qui est-ce qui nous fournira de l'argent?
(393) Tu n'y. Ta ne connois pas encore l'art du marchand, tu apprendras à le connoitre.
- (294) & ô procès. Si on nous fait des procès, comment vous tn tire, rez-vous ?
(296) S'itz. Ceux qui voudront plaider contre nous.
(299) Quere*. Cherchez-en d'autres pour cela.
(boi) L'ung. L'un poursuit une place, l'autre perd la sienne.
(454 ) Comme noys , encor c est lçmiçul*
De faire l'ost et les gens d'armes.
, m. En fuite , je suis couraigeux.
3 10 b. Et à frapper ? M. Je suis piteux.
Je crains trop les coups , popr lep a r tac s.
b. Servons donc Cordçlierf ou Carmes ,
Et prenons leurs bissatz à fermes,
Car il n'y a pas grant débit* 3i5 m. Il nous presseraient en bçaulx terrçies>
Et pleurçroyent maintes lerpies
Devant que nous prinssions l'abit
b. Se en c'est malheure et labit
Nous mourions , par quelque acabit , 3^0 Aine n'y a qui bien nous face,
m. J'ay ung vieil harnoys qu'on forbit ,
Sur lequel jef onde ung aubit ,
Et d\x surplus Dieu le parface.
b. H ce fault il que fortune efface , 325 Nostre bon bruyt ? irç. Malheur nous cha&sç ;
Mais il n'a nul bien qui n'endure.
B. Prenons quelque train. M.Suyvonstrasse.
B. Nous trassons et quclq'ung nous trasse,
A loups ravis grosse pasturc.
33o m. Allons, b. Mais ou ? m. A l'advcnture.
(3o8) De faire. De suivre les camps et les armes. (5i8) Se en c'est. Si nous venions à mourir tandis, que nous sommes si malheureux.
(3ai) Ung aubll. Un obit, service funèbre.
(026) Qui n'endure. Qui n'empire.
b. Qui nous admoneste ? M. Nature.
b. Pour aller? m. Où on nous attend.
B. Par quel chemin ? m. Par seing ou cure.
B. Logez où? m. Près de la clousturc 335 De monseigneur d'Angodlevent.
b. Comme yrons nous? M. Jusqu'à Claqdent»
Et passerons par Mallepaye ,
B. Brîef c'est le plus expédient
Que nous gettons la plume au vent , 34o Qui ne peult mordre si abaye.
m. Ou ung franc couraige s 'employé ,
IMreuve à gaigner. b. Quérons proye.
m. Desquclz serons-nous ? b. Des plus fors.
m. Il ne m'en chault mais que j'en aye ; 345 Que la plume au vent on envoyé.
b. Puis après ? m. Alors comme alors.
b. L«a plume au vent! m. Sus! B.Là. m. Dehors*
B. Àutiaut et au loing. m. Corps pour corps.
Je me tiendra^ des miculx venus.
35o B. On n'yra point , quant serons mors ,
Demander au Roy les trésors*
De messeigneurs les despourveuz.
La plume au vent ! m. Je le concluz ,
Pour les povres de ceste année.
355 B. Ne demeurons plus si confus.
Au grat! la terre est dégelée.
(356) Au &ral. A l'outrage.
( 456) m. Allons , suy vons quelque traînée.
Ou faysons icy demourée.
M* Devant , vostre fièvre est tremblée :
36o Car nous sommes tous étourdiz,
B. Dieu doicit aux rich.es , bonne année.
M. Aux dcspourveus ,. grasse journée.
B. Et aux femmes , pesants mariiz.
Prenez en gré grans et petitz.
ÇS5j) Devant. Avant de partir, ditea-moi votre fièvre , etc. (363) Prene* , etc. Applaudissez. .
FiH.