‹ Œuvres de maistre François VillonChapitre 93 sur 95 · DE LA NAISSANCE MARIE DE BOURGOGNE · texte numérisé non relu

DE LA NAISSANCE MARIE DE BOURGOGNE

Jàm nova progenics ceto damittitur alto, *

( Vitf. «cl. IT, t. 7.}

O louée concepciori, Envoiée sa jus des cieulx ; Du noble Us digne Syon , Don de Jhésus très-précieulx ; 5 Marie , nom très- gra cieulx , Fons de pitié > source de grâce »

La joye confort de mes yeulx Qui nostre paix batist et brasse.

* Jàm , etc. Cet enfant nouveau-né nous est envoyé des cienz.

(a) Sa jus. Icibas;tnr terre. — (3)'Syon. Rejeton.

{5) Marie. Marie de Bourgogne naquit le i3 février 1457.

(7) La joye confort. La joie consolante.

(S) Batist et br*$$e. Littéralement construit et produite

La paix , c'est assavoir, des riches ; 1 o Des povres Je substanlement ;

Le rebours des félons et chiches.

Tr es- nécessaire enfantement:

Conceu , porté honnestement,

Hors le péchié originel , i5 Que dire je puis saine te ment ,

ëouvrain bien de Dieu éternel ,

Nom recouvré , joye de peuple t Confort des bons , de maulx retraicte ; Du doulx Seigneur , première et seule ; 20 Fille de son cler sang extraicte, Du dextre costé Clovis traicte ;

(9) La paix. Qui donnera la paix ans prince*.

(10) Des povres. Aux sujets la vie et le repos.

(11) Le rebours. L'effroi des traître» et de* usurier* : tel est, je crois, le sens du mot chiche.

(i3) Les deux M*ss. Portée. Erreur provenant de ce que les copistes auront pris £our un e, un s , qui vraisemblablement se lioit avec le mot honnes tentent. — Enfantement si par dans sa conception , et jusqu'à la naissance de l'enfant , le péché originel excepté que , etc. ,

(16) Les deux Mss. Souverain. Il pourroft se faire aussi que la suppression dût tomber sur le de, (î-)Aom recouvré. Héritière d'un nom qui a Uoit se .perdre.

(18) De maulx retraicte» Séparée des méchtns.

(19) Première et seule. Le duc de Bourgogne n'avoit alors et n'eut dans la suite que cette fille.

( 4?3 ) Glorieuse ymage en tous fais , -

Du hault ciel créée et pourtraicù

Pour esjbuyr et donner paix.

2 5 En l'amour et crainte de Diçu Es nobles flans César conceue ; Des petis et grans en tout lieu A très-grande joye receue. De l'amour Dieu traicte , t issue,

3o Pour les discordez ralier Et aux enclos donner yssue , Leurs lians et fers deslier.

Aucunes gens qui bien peu sentent, Nourriz en simplesse econfiz ,

(aa) Gtorieue, Créature parfaite en tous points ; formée dans le ciel pour , etc.

(a5) En l'amour, etc. Le poëte revient Mr l'idée déjà exprimée , fruit d'une union légitime.

(29) Traicic. Sortie. Tutue. Produite par l'amour que Dieu nous porte.

(30) Pour, etc. Pour unir les princes qui sont, etc. ■

(5i) Et. TA délivrer les prisonniers. Villon éteit en prison, chargé de fers et condamné à mort , lors de la grossesse de la duchesse de Bourgogne.

(33) Aucunes gens. Des personnes peu léfléchfcs, d'ailleurs d'une simplicité extrême, muremurent contre la volonté de Dieu t qui a trompé leurs désirs.

(474) 35 Contre le vouloir Dieu attentent y

Par ignorance descoofiz ,

Désirans que feussiez uog fife ;

Mais qu'ainsi soit, ainsi m'aist Dieux,

Je croy que ce soit grans proufiz :

4o Raison : Dieu fait tout pour le mieulx.

Du psalmiste je prens les dictz , Delectasti me Domine In factura tua , si diz.

Noble enfant de bonne-heure né > 4 5 À toute doulceur destiné ; Manne du Ciel, céleste don, De tout bienfait le gnerdonné Et de noz maulx le vray pardon»

(38) Mai». Pour moi,, je pente qu'il est très-utile que les choses soient ainsi ; la raison qne j'en donne , c'est que , etc.

(40 Je prens. J'emprunte les paroles du Psalmiste fPt. gi,v.Sj: • Seigneur, vous m'avez comblé de joie en me montrant i'ceuTre de » f os mains. •

(43) Si dit. Or il dit. — Un des Mss. porte : Je ditz.

(47) Le guerdonnè. Enrichie de tous les dons ; parfaite. — Les dtu* Mis. Le guettdonnè.

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