‹ Œuvres de maistre François VillonChapitre 95 sur 95 · IT · texte numérisé non relu

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Cy devant Dieu fais congnoissance Que créature feusse morte ,

75 Ne feust vostre doulce naissance En charité puissant et forte , Qui ressuscite et reconforte Ce que mort avoit prias pour sien.

Vostre présence me conforte ;

80 On dent dire du bien , le bien.

(66) Rappelles , etc. Sur la terre 011 tu parois, ramène de soe exil celai qu'une sentence trop rigoureuse proscrit , et dont la fortune a 1 en versé l'existence.

(69) Cy. Je sais fort bien comment Je sois dans mon exil.

{~3)Cy. Je reconnois ici, en présence de Dieu, que moi, créature.

(79) Me confort*. Me console et rend jt la vie.

Cy vous rens toute-obéissabce , Ad ce faire raison me porte , De toute ma povre puissance ; Plus n'est deul qui me desconforte , 85 N'autre ennuy de quelconque sorte.

Yostre je suis et non plus mien ; A ce , droit et devoir m'enhorte :

On doit dire du bien , le bien.

VJL

O grâce et $>itié très-immense , 90 L'entrée de paix et 4a porte ,

Some et bénigne clémence ,

Qui noz faultestoust et supporte,

Cy de vous ïouer me déporte ,

Ingrat suis, et je le maintien :

95 Dont *n ce refrain me transporte ;

On doit dire du bien, le bien.

Princesse , celoz je vous porte Que sans vous je ne feusse rien.

(Sa) Me porte. Un Mas. M'exoru,

(84) Deut. Il n'y a plus de chagrin qui abatte mon ame.

(91) Some et. 11 ne faut pas élider Te final de aome. — Clémence auguste et bénigne qui te charge , et porte , etc. — Dans l'dn des Mas. il y a source et èènigne.

(93) Cy Si je cesse de vont lever, (e serai nn ingrat. Un Ms*, Louez.

(47») A vous , et à tous m'en raporte ;

100 On doit dire du bien , le bien.

Euvre de Dieu digne , louée , Autant que nulle créature , De tous biens et verluz douée Tant d'esperit que de naturfe , io5 Que de ceulx qu'on dit d aventure ; Plus que rubis noble v ou balais ; Selon de Caton lescripture , Patrem insequitur proies.

Port assuré , maintien rassit i ro Plus que ne peut nature humaine ,

Et eussiez des ans trente siz.

Enfance en rien ne vous demaîne :

Que jour ne te die et sepmainc

Je ne sçay qui le me deffant.

1 15 Ad ce propos ung dit ratnaine^

De saige mère» saige enfant!

(101) Digne, Aussi 'parfait et digne d*éloges.

(io5) B'unt fatocnture; Qualités accidentelles.

(106) Plug, Plus noble, plus distinguée que le rubis et le balais.

(108) Patrem /etc. L'enfant doit ressembler au père!

(109) Port asseuré. Vous avez le etc., autant que si Vôui aViefc 36 tôt. (u4) Enfance. Il n'y en a Vous rien de l'enfant» Je*ne aais ce qui

m'empêche de le répétercontiûueUement. Un Mss, Je n'eêtay, (1 1 5) Unç dit. JJn proverbe.

Dont résume ce que j'ay dit, Nova progenies celo, Car c'est du poëte le dit , 1 20 Jamjàm demittitur alto.

Saige Cassandre , bel Écho , Digne Judith* caste Lucresse Je vous congnois , noble Dido , A ma seule dame et maistsesse.

i25 En priant Dieu, digne pue elle,

Qui vous doint longue et bonne vie ;

Qui vous ayme mademoiselle,

Jà ne coure sur luy envie.

Entière dame et assouvie , 1 3o J'cspoir de vous servir ainçoys ,

Certes , se Dieu plais t, que dévie.

Vostre povre escolier Frànçoys.

(121) Saige Cassandre. Ehfant qui avez la sagesse de Cassandre , la beauté de la nymphe Echs>, le courage héroïque de Judith , la chasteté de Lucrèce et la noblesse de Didon, je tous prends , dès ce jour, pour ma seule , etc.

(is8) Jà ne coure* Mais qu'il n'ait jamais le dessein de vous rapr peler à lui.

(129) Entière* Damé parfaite et accomplie. J'espère, s'il plaît à Dieu , de vivre assez pour tous servir.

(i3o) Povre escolier frànçoys. ( V. Mém., 1" part., n° 5 , et CEuv. , p.- 65 , a4<> » ^°5 9 3o6.)

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