‹ Œuvres de Malebranche (volume 3)Chapitre 103 sur 154 · CONCLUSION DES TROIS PREMIERS LIVRES · texte numérisé non relu

CONCLUSION DES TROIS PREMIERS LIVRES

Dès le commencement de cet ouvrage j’ai distingué comme deux parties dans l’être simple et indivisible de l’âme, l’une purement passive , et l’autre passive et active tout ensemble. La première est l’esprit ou l’entendement; la seconde est la volonté. J’ai attribué à l’esprit trois facultés, parce qu’il reçoit ses modifications et ses idées de l’auteur de la nature en trois manières. Je l’ai appelé sens lorsqu’il reçoit de Dieu des idées confondues avec des sensations , c’est-à-dire des idées sensibles à l’occasion de certains mouvements qui se passent dans les organes de ses sens à la présence des objets. Je l’ai appelé imagination et mémoire lorsqu’il reçoit do Dieu des idées confondues avec des images , lesquelles font une espèce de sensations faibles et languissantes que l’esprit ne reçoit qu’à cause de quelques traces qui se produisent ou qui se réveil-

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